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JIRAMA – Manifestations syndicales : le spectre d’une nouvelle grève plane à nouveau

A peine un conflit syndical de résolu qu’un autre ressurgit. L’intersyndical de la Jirama, réuni samedi dernier à Mahamasina, projette de rééditer la manifestation de 2015. Une autre menace plane.

Ils étaient 274 à avoir répondu à l’appel. Ils, ce sont les représentants des syndicats de la Jirama réunis au sein de l’intersyndical dans tout Madagascar. La réunion de concertation qui s’est tenue samedi dernier a été une réussite pour les employés de cette société. «C’est une preuve que nous ne sommes pas une minorité à vouloir revendiquer nos droits au sein de cette société comme l’a déclaré récemment le ministre de tutelle», a indiqué le représentant de l’intersyndical, Thierry Rakotobe.

A l’issue de cette réunion, cinq grands points ont été évoqués afin de parfaire la bonne marche de la gestion de la société et la relation interpersonnelle.

«Premièrement, nous revendiquons le respect des expériences et des compétences ainsi que les valeurs des employés de la Jirama. Deuxièmement, nous exigeons l’application de l’organigramme élaboré le 25 octobre 2016. Troisièmement, nous exigeons également le respect de la convention collective. Ensuite, nous demandons à ce que le centre médico-social de la Jirama destiné aux employés et leurs familles et les employés retraités retrouve sa place et sa valeur. Et enfin, nous exigeons à ce qu’un comité de réflexion soit mis en place pour suivre la réalisation de ces points», a fait savoir encore Thierry Rakotobe.

Sacrifice

Ces points importants seront remis au directeur général de la Jirama et le ministre de l’Eau, de l’énergie et des hydrocarbures (MEEH), Lantoniaina Rasoloelison. L’intersyndical n’a cependant pas donné de deadline à ces deux responsables pour la réalisation de ces revendications, mais a seulement posé des conditions. «Nous attendons leur réponse et leur action. Si jamais ils font la sourde oreille, nous allons entreprendre une grève de grande ampleur comme celle de 2015», a menacé Thierry Rakotobe, face à la presse.

Cette fois-ci, les employés entendent ne pas reculer devant les menaces des dirigeants. «On a coupé nos salaires en 2015 et nous étions obligés d’arrêter notre grève. Cette-fois, nous sommes prêts à aller jusqu’à la fin même en sacrifiant notre salaire», a-t-il conclu.

Pour l’heure, la date de la grève n’est pas encore définie. Les employés travailleront comme d’habitude et espèrent une volonté de la part des dirigeants pour solutionner ce malaise interne.

Nadia

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