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Ce n’est plus la peine d’y penser

La messe est dite, le débat est clos et les rumeurs sont dissipées. Non seulement, la présidentielle aura bel et bien lieu en 2018, mais surtout le spectre d’un ni…ni s’éloigne pour de bon des urnes. Loin d’un effet d’annonce, les Nations unies ont vraiment dit le fond de leur pensée à ce sujet récemment. Une sorte de déclaration qui arrive à point nommé, d’après l’opinion publique, à l’heure où la tension politique monte d’un cran et que l’idée d’une mainmise politique avant les élections de la part du parti au régime se fait sentir peu à peu.

Le coordinateur résident du Système des Nations unies et représentant du Pnud à Madagascar, Violette Kokyomya, a ainsi tiré les choses au clair. La polémique sur un éventuel ni…ni  n’est plus d’actualité. La présidentielle de 2009 n’a rien à voir avec celle de 2018 qui sera donc une élection libre au sens propre. En un mot, la candidature reste ouverte à tous, sans exclusion.

Même si le parti au pouvoir s’attendait à une telle déclaration un jour ou l’autre, cela a quand même fait l’effet d’une douche froide pour certains, surtout pour les ténors du HVM.  Le 10 février dernier, Rivo Rakotovao a fait allusion à ce fameux ni…ni  en exprimant son souhait que la candidature des protagonistes de la crise de 2009 ne soit pas validée. Pendant ces périodes, il s’est référé à l’accord de Cotonou et à la loi.  Mais maintenant, ce n’est plus la peine d’y penser.

L’instance internationale a tranché le nœud gordien sans ingérence. Après tous les efforts entrepris et les financements octroyés relatifs aux préparatifs des élections de 2018, le Système des Nations unies affiche donc sa volonté d’accompagner Madagascar vers des scrutins libres, transparents, démocratiques et surtout reconnus par les instances internationales, entre autres les bailleurs de fonds.  Un autre schéma similaire à celui de 2009 pourrait être plus que catastrophique pour Madagascar.

JR.

 

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