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Vos désirs sont désordres

Ces derniers temps, le régime Hery Rajaonarimampianina a les nerfs à fleur de peau. Autant même dire sur le qui-vive, comme si tout est en train de s’écrouler. Et il y a de quoi se mettre martel en tête. Samedi dernier, on avait  l’impression qu’un Etat d’urgence a été décrété dans la ville des Mille. Par tous les moyens…militaires, législatifs et médiatiques, le régime a empêché le Tim d’investir le stade de Mahamasina.

 Un 15è anniversaire qui a filé en quelque sorte une peur bleue au HVM car, pour justifier un tel déploiement des forces de l’ordre, armées jusqu’aux dents comme on dit, paraît-il que cette célébration a réservé une toute autre surprise…un cadeau empoisonné. A dire vrai, l’Etat est convaincu qu’à travers cette fête, le Tim fomente un coup d’Etat. Et maintenant, les rumeurs circulent que Marc Ravalomanana est sous la menace d’une arrestation.

Tellement ce régime se sent déstabilisé et même dépassé par les événements actuels – les grognes sociales, les revendications syndicales, l’insécurité sans oublier les dossiers chauds du moment notamment les affaires Antsakabary et Claudine Razaimamonjy – qu’il n’hésite pas en dernier recours à faire appel aux bruits de bottes pour faire taire les critiques de plus en plus virulentes et de qualifier dans ce sens toute manifestation, de coup d’Etat. Ce faisant, il ne fait que mettre davantage les pieds dans le plat.

La liberté de manifester, n’est plus un droit à Madagascar. Pis encore, elle est devenue un délit envers le régime. Un vent de répression sur fond de dictature est en train de souffler dans la Grande île. La démocratie est menacée et la liberté d’expression, l’unique moyen d’exprimer ses idées et ses critiques à l’heure de l’internet et des réseaux sociaux devient également la hantise de l’Etat. Alors qu’à force de répression manifeste, la tension couve et la «Révolte est proche», dixit Raymond Ranjeva.

JR.

 

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