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Sainte-Marie – Tourisme : quand les baleines montrent le chemin

Sainte-Marie – Tourisme : quand les baleines montrent le chemin

Les scientifiques et amoureux de la nature viennent d’organiser le Congrès mondial sur les baleines à bosse à La Réunion, fin mai jusqu’au début du mois en cours, pour inscrire le projet « Le chemin des baleines » sur le patrimoine mondial de l’Unesco. Madagascar a abrité la première édition en 2015 à l’occasion du lancement du 1er Festival des baleines par l’Office du tourisme de Sainte-Marie et Festiv. Actuellement, les parties prenantes étendent leur champ d’action et profitent de la version 2017 de cet évènement pour dévoiler le potentiel de Sainte-Marie.

Changer le monde

D’après le rapport des scientifiques, l’île Sainte-Marie représente 0,001% de notre planète. Pourtant, c’est une destination capable de changer le monde surtout dans le domaine de la lutte pour la protection de l’environnement. Bon nombre de personnes croient en son potentiel mais peu ont osé s’investir pleinement dans les secteurs d’activités pouvant l’aider à s’épanouir pour diverses raisons si l’on ne cite que la carence des moyens de transport et des infrastructures pour accueillir les touristes.  Néanmoins, des investisseurs tentent tant bien que mal d’importer de nouvelles idées pour redorer le blason de ce secteur.

A l’heure actuelle, des ONG et des opérateurs économiques locaux ou étrangers sont en train de tendre la main à l’Office du tourisme pour matérialiser ce rêve. Un nouveau  vent a soufflé sur Sainte-Marie lors de l’arrivée du bateau «El Condor» en 2015. L’année où le festival est revenu sur le devant de la scène après plusieurs années d’absence sur le calendrier des grands rendez-vous incontournables malgaches.

Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres car les Réunionnais veulent également se mettre dans le bain de ce projet ambitieux, en commençant tout d’abord par la farouche protection des mammifères marins. D’où l’organisation du 2e Congrès mondial sur les baleines à bosse récemment à La Réunion. Un pas de géant qui ouvre ledit «Chemin des baleines» pour être inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, en attendant le prochain congrès au Québec en 2019.

L’oiseau fait son nid

Le Festival des baleines qui bat son plein à Nosy Boraha a nettement pris une autre dimension et il est temps que l’on concentre beaucoup plus d’efforts sur l’exploitation du potentiel touristique de cette île paradisiaque. Le festival est devenu une plateforme d’échanges entre les différents acteurs s’intéressant à ce domaine. Des rencontres éphémères, certes, mais les résultats sont palpables et peuvent évidemment être utilisés en faveur des prochaines actions.

«Chaque année, faute de terrain, on est obligé de démonter toutes les infrastructures qu’on a mises en place à l’occasion du festival (restaurant, stands, terrains de beach soccer,…). Tout ce qu’on voit redevient une zone déserte une fois l’évènement terminé. Ce ne sera pas le cas cette année car le propriétaire du terrain a enfin accepté de céder le terrain pour qu’on puisse y organiser d’autres évènements comme les ateliers, les expositions, les animations culturelles,…», a déclaré Jacky Jayat (Festiv), créateur de l’évènement.

Par ailleurs, les Saint-Mariens attendent impatiemment la fin des travaux de construction du nouveau port qui rallie la côte Ouest de Sainte-Marie à la Grande île sur une traversée plus facile puisque les bateaux n’auront qu’à parcourir 7 km. D’ici peu, Sainte-Marie s’inscrira parmi les destinations les plus prisées par les touristes, si volonté il y a du côté des acteurs économiques et surtout de l’Etat… parce que les baleines viennent de montrer le chemin.

Le safari baleines

Les baleines sont considérées depuis longtemps comme des monstres marins de par leur gigantesque forme ou leur apparence. Mais ceux qui ont eu la chance de faire un safari baleines dans le canal de Sainte-Marie sont, sans aucun doute, tombés sous le charme de ces mammifères hors pair qui offrent un spectacle à couper le souffle à leurs visiteurs pendant les sorties en mer. D’après Marine, une jeune bénévole de Cétamada, l’association qui lutte pour la sauvegarde de ces espèces à Madagascar, «Les eaux chaudes de Madagascar attirent près de 15.000 individus annuellement (ndlr, sur les 50.000 recensés à l’échelle planétaire), notamment entre juillet et octobre. Soit pendant la période de reproduction ou de nourrissage des baleineaux».

Le safari baleines proposé par Cétamada attire de plus en plus de touristes malgaches et étrangers dès le début du festival. Une sortie en mer qui consiste à constater de visu le comportement des baleines en groupe ou accompagnées de leurs petits. Photographes, amoureux de la nature, amateurs de sensations fortes, enfants et adultes ont regagné le rivage, sourire aux lèvres, avec l’ambition et l’espoir de revivre cette expérience unique.

Plus d’un visiteur a entendu pour la prochaine fois le chant des mâles courtisant les femelles et admiré les sauts qu’ils font pour les séduire davantage. Ou encore, les baleines en compagnie de leurs baleineaux pendant la période de nourrissage. Un moment intime que tout photographe digne de ce nom veut immortaliser à tout prix. Selon les explications, «Il est vrai que les baleines sont beaucoup plus craintives que les dauphins mais elles sont inoffensives malgré leur gigantesque poids et leur apparence. Il faut juste respecter la charte d’approche et d’observation des mammifères marins».

Page réalisée par Rojo N.

 

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