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Présidentielle de 2018 : les Nations unies écartent l’éventualité d’un ni…ni

Des rumeurs annonçant l’éventuel retour du ni…ni aux élections présidentielles de 2018 ont circulé depuis quelques temps. Pour les Nations unies, les textes sont clairs, le ni…ni n’est plus d’actualité.

Plus que quelques mois avant les échéances électorales et les autorités sont déjà à pied d’œuvre. Cependant, face à la situation qui prévaut actuellement, certains acteurs redoutent une fois encore un deuxième ni…ni aux prochaines élections. Ce qui impliquerait que certains candidats pourraient être exclus.

Questionné sur le sujet, le coordonnateur résident du Système des Nations unies et représentant du Pnud à Madagascar, Violette Kakyomya, a fait savoir que «Le ni…ni ne s’applique pas aux élections de 2018, conformément à la Constitution». Pour les Nations unies, la Constitution sert de document de base aux élections, et comme aucun point n’évoque le cas d’un ni…ni, cela ne devrait tout simplement pas être considéré. Une rencontre avec la presse s’est tenue hier à Andraharo dans le cadre d’un exposé des réalisations des Nations unies durant les six derniers mois.

La présidentielle en 2018

Dans tous les cas, «Du moment que les élections sont prévues par la Constitution, elles devraient avoir lieu», a soutenu Violette Kakyomya, cela, en parlant des élections de 2018. En effet, d’aucuns craignent que les élections ne puissent pas se tenir à cette date, raison pour laquelle certains politiciens proposent la mention des échéances électorales dans le nouveau texte électoral.

Quoi qu’il en soit, les préparatifs sont en cours et le Pnud travaille en étroite collaboration avec la Commission électorale indépendante nationale (Ceni), grâce au projet de Soutien au cycle électoral de Madagascar (Sacem).

 Financement du Pnud

En fait, le Sacem est doté d’un budget de 12,8 millions de dollars dont 10 millions sont en cours de financement auprès des partenaires techniques et financiers. La révision de la liste électorale est également dans le programme du Pnud avec comme objectif 10 millions d’électeurs inscrits d’ici les élections de 2018, cela sans compter les différents ateliers de renforcement des capacités multi-acteur sur la paix, la démocratie et un processus électoral apaisé.

Sur ce point, les Nations unies viennent d’octroyer un fonds de 11,5 millions de dollars à Madagascar pour la consolidation de la paix. «Madagascar est le seul pays qui n’est pas en guerre, mais qui a bénéficié de ce fonds», a précisé le coordinateur des Nations unies à Madagascar. Ce fonds sera destiné à la réforme du secteur de sécurité, aux acteurs oeuvrant dans les droits de l’homme tels que la CNIDH, le ministère de la Justice ou encore les organes de lutte anti-corruption, mais également à la stabilisation dans le Grand Sud.

Tahina Navalona

 

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