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Tourisme : sur les sentiers de l’Isalo, au pays des Bara

Tourisme  : sur les sentiers de l’Isalo, au pays des Bara

Au pays des Bara, le désert côtoie l’abondance, la sécheresse côtoie l’humidité, et la soif côtoie les sensations d’un bon bain parfois glacé… Situé dans l’Ihorombe, à environ 280 km de Fianarantsoa, c’est par la RN7 que vous atteindrez Ranohira, le point de départ pour partir à la découverte du parc national de l’Isalo étalé sur plus de 81.500 hectares. Nous voici dans l’un des plus beaux parcs naturels de Madagascar, où la magnificence n’a d’égale que le plaisir que l’on prend à le parcourir.

Zoom sur le parc national de l’Isalo

Avec 30.000 à 35.000 touristes passant dans le parc chaque année, situé en plein cœur de la commune rurale de Ranohira, Isalo, l’un des sites les plus visités de la Grande île, constitue le premier atout touristique de l’Ihorombe. Et avec des nouveaux sites à découvrir et à mettre dans la carte postale, tels que le circuit reliant le pic d’Ivohibe à Andringitra et celui du Saphir à Ilakaka, en partant de l’exploitation dans les carrières jusqu’au marché des saphirs, Isalo est un véritable sanctuaire de la nature. L’on peut aussi citer les grottes d’Andranomilitry à 10 km au Sud d’Ihosy.

Caractérisé principalement par un massif rocheux naturel, le parc national de l’Isalo ressemble à un champ de ruines de part son relief très atypique, rappelant le grand ouest américain, d’où également son surnom de «Colorado malagache». Composé de roches formées, il y a plus de 150 millions d’années, le parc alterne paysages désertiques et canyons verdoyants au sein desquels coulent de nombreuses rivières prenant leur source dans de magnifiques piscines naturelles, lui donnant un paysage absolument magnifique.

Ranohira ne paie pas de mine au premier abord, mais donne plutôt l’occasion d’observer de loin le massif d’Isalo. Les reliefs, en forme de plateaux, poussent vers le haut. En réalité, il s’agit de l’œuvre de l’eau et du vent, érodant les sols les plus tendres pour ne laisser que les plus durs affleurer.

La Reine de l’Isalo toujours au rendez-vous, sa fenêtre grande ouverte

La fenêtre de l’Isalo : c’est une arche en pierre à travers laquelle s’infiltrent les rayons du soleil, laissant place à un beau panorama. L’orientation de la fenêtre est telle que l’on peut y observer l’un des plus beaux couchers de soleil qu’on n’est pas près d’oublier de sitôt.

La Reine de l’Isalo : c’est le nom d’un rocher assez spécial, car sa forme rappelle étrangement la silhouette d’une reine avec sa couronne. Avantage : elle se situe directement au bord de la route et visible depuis la voiture.

Le massif du Makay, situé au Nord du parc national de l’Isalo offre un paysage impressionnant au même titre de l’Isalo. Doté d’une biodiversité exceptionnelle et méconnue, il est néanmoins plus difficile d’accès. Il vous faudra donc au minimum 6 jours de trek accompagnés d’un guide expérimenté pour le découvrir.

Randonnée dans les entrailles de l’Isalo

Randonner à Isalo, c’est passer de canyon en canyon. Et qui dit canyon dit généralement rivière. Si les plateaux du massif sont plutôt arides et peu boisés, les canyons plus ombragés et surtout humides favorisent une végétation luxuriante. Du sommet, descendre de belles pentes en direction de la vallée de quelques dizaines de mètres permet de voir le contraste de la végétation.

Plusieurs parcours sont possibles, allant d’une demi-journée à dix jours de trek ! Ce qui laisse imaginer la taille du parc… Une journée de randonnée serait un peu courte pour apprécier toute la splendeur des montagnes et canyons, mais suffisante pour profiter de cet instant magique.

Dans les sentiers battus menant dans les entrailles du parc, l’on peut tomber à tout moment nez à nez avec un ou des groupes de lémuriens peu farouches, visiblement habitués à l’homme ou encore des groupes d’oiseaux dont les célèbres «Merles des roches», une espèce qui n’existe nulle part ailleurs que dans l’Isalo.

Dès lors, une courte marche d’une heure vous permettra de rejoindre le premier oasis du parcours : la piscine naturelle classée numéro 1 parmi les dix plus belles piscines naturelles du monde par le site Topito Voyage. Il est aussi possible de rejoindre la piscine bleue, la piscine noire ainsi que la cascade des Nymphes, à 2 km du parking. Ce sont des points d’eau claire et pure au milieu d’une végétation luxuriante, ce sont autant de merveilles à découvrir !

Quittant ces piscines naturelles, d’autres petits chemins s’enfoncent aussi dans les contrées désertiques où parfois l’ombre et le passage d’un courant d’eau ont permis à la végétation de prendre le dessus sur la sécheresse ambiante.

Un marathon pour booster le tourisme

Pour booster le tourisme, tant dans cette partie de l’île que dans l’ensemble du  pays, les promoteurs du secteur n’ont de cesse d’initier des programmes attractifs (randonnées, raids, marathons…), dont le but est de repositionner la destination Madagascar. Et c’est dans cette optique que s’est déroulée le 18 juin dernier la première édition du «Marathon de l’Isalo», organisé par le tour opérateur américain Marathon Tours and Travel en collaboration avec l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM), Madagascar national parks (MNP), ainsi que l’Office régional du tourisme Isalo Ihorombe.

Raison sportive certes ! Mais la manifestation a revêtu des visées surtout touristiques dans la mesure où elle cadre dans la nouvelle stratégie de l’ONTM par rapport à son nouveau branding «Madagascar, Treasure Island», axé autour d’un marketing affinitaire. Une nouvelle stratégie pour booster la vente de la destination Madagascar en tant que marque.

Pour cette première édition, l’événement a attiré un peu plus de 80 coureurs des Etats-Unis, de l’Afrique du Sud, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et des Pays-Bas. Ces sportifs sont arrivés à Madagascar le 13 juin pour visiter le pays, avant et après la course. Un itinéraire qui comprend bien entendu la visite de la capitale et du parc national de l’Isalo, ainsi que de la réserve d’Analamazaotra à Andasibe et Morondava et du Menabe.

La promotion continue

«L’objectif est atteint pour cette première édition, et d’ores et déjà, nous comptons doubler le nombre des participants étrangers afin d’accompagner la promotion du tourisme, notamment dans la région», a déclaré Mohamed Ali Joma PCA de l’Office régional du tourisme Isalo Ihorombe. Le festival de danse traditionnelle «Karitaka» prévu en septembre se profile déjà à l’horizon.

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