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Kidnappings, insécurité : l’Exécutif à court de solutions

Kidnappings, insécurité  : l’Exécutif à court de solutions

Lors son dernier rendez-vous avec les internautes à travers l’émission «Fotoam-bita», le Chef de l’Etat n’a fait qu’effleurer les dossiers chauds du moment, tels que l’insécurité et les kidnappings.

Une situation qui reflète plus ou moins l’absence d’une solution concrète de la part de l’Exécutif alors que les opérateurs et les chancelleries commencent à hausser le ton. Pendant ce temps, les déclarations des hauts responsables étatiques, à commencer par le Président de la République ne rassurent pas du tout. «L’Etat ne croise pas le bras. Les investigations sont renforcées dans la lutte contre le groupement des grands bandits», a seulement indiqué, à ce propos, le locataire d’Iavoloha, lors d’une émission consacrée à ses déplacement à l’extérieur vendredi dernier.

Le cas de kidnappings, notamment à l’endroit des opérateurs économiques et de leurs proches, ne date cependant pas d’hier. En février 2015, l’ancien ambassadeur de France, François Goldblatt avait remis une liste des suspects suite à une série de kidnappings de ressortissants français aux autorités malgaches. Il avait alors manifesté son exaspération face à la situation. Cependant, deux ans après, cette liste semble disparue de la circulation. Au contraire, le gouvernement n’en parle même plus.

Ces derniers temps, en tout cas, la série de kidnappings revient au devant de la scène. Après l’enlèvement du fils d’un opérateur économique, c’est un autre opérateur dans les milieux touristiques qui a été kidnappé avant d’être relâché. Avec diplomatie, l’ambassadeur de l’Inde, Subir Dutta, avait alors tenté de se faire entendre. «On veut des résultats tangibles et on veut une responsabilisation rapide et efficace du gouvernement», avait il alors indiqué récemment lors d’une conférence de presse. Il semble, en effet, qu’une rencontre entre le secrétaire d’Etat auprès du ministère de la Défense nationale chargé de la gendarmerie a été initié mais jusqu’ici, il n’y a aucun résultat.

Du concret

Au niveau de l’Exécutif, le conseil de gouvernement du 6 juin dernier avait évoqué l’existence d’un feu vert donné aux  ministères concernés par la sécurité  pour peaufiner les budgets nécessaires à d’autres opérations financées par le gouvernement. Mais, jusqu’ici, rien de concret. «Le Premier ministre a indiqué aux trois départements ministériels concernés (Défense nationale, Sécurité publique et Gendarmerie nationale) de boucler, dans les plus brefs délais, les besoins financiers requis par la série d’opérations spécifiques (Opérations, patrouilles, traques, etc.) que les Forces de sécurité vont incessamment mener dans le cadre de la lutte contre l’insécurité grandissante minant la vie de la Nation», avait alors rapporté le communiqué du gouvernement, parlant d’un budget «conséquent» pour enrayer le spirale de l’insécurité, urbaine comme rurale.

Pour autant, la situation reste la même. Vendredi dernier, l’organisation non gouvernementale KMF/Cnoe avait publié un communiqué sur ce cas d’insécurité. «Nous espérons que les forces de l’ordre ne se contenteront pas d’apporter des solutions, mais les appliqueront comme il se doit», avait indiqué l’ONG en estimant que «Normalement, les forces de l’ordre doivent assurer la sécurité des biens et des personnes».

Rakoto

 

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