Flash
Préc Suiv

Grand combat, petits moyens

Grand combat, petits moyens

Réduire les dépenses, plusieurs ministères en ont fait les frais dans la loi de finances rectificative 2017. A l’heure où le niveau de l’éducation malgache nécessite une remise à niveau à partir même de la base,  selon le rapport établi par les partenaires techniques et les bailleurs de fonds, le ministère n’aura pas le choix que de jongler avec les moyens du bord et de viser en même temps la note d’excellence dans le bulletin scolaire.

Et le ministère de l’Education n’est pas le seul à fonctionner avec un budget revu à la baisse. Ceux de la Défense nationale et de la Sécurité publique devront également se serrer la ceinture face à l’insécurité difficile à maîtriser.  La série de kidnappings et de braquages au grand jour sèment la terreur dans la ville tandis que dans la campagne, les dahalo sans pitié font la loi.

Un gouvernement de combat à court de moyens arrivera-t-il à rectifier son tir ? Quelles stratégies adopter pour venir à bout de l’insécurité et d’atteindre les objectifs fixés dans les différents plans de développement ? Dans le dessein de rassurer la population qui au fond, n’est pas contre la réduction du budget de l’Etat, vu que les dépenses effectuées jusqu’à présent n’ont pas eu d’ impacts positifs et directs sur le développement,  les responsables doivent maintenant faire le point. Car il est vrai que trop de dépenses publiques nuisent à la croissance économique. Mais à Madagascar, le problème se situe surtout au niveau de la transparence et de la bonne gouvernance, des points recommandés par les bailleurs de fonds. Sous cette optique, l’utilisation à bon escient des fonds publics reste un défi pour le régime.

Certes, les dahalo et les kidnappeurs n’ont rien à avoir avec les terroristes nécessitant la mise en place d’un Task force comme c’est le cas en ce moment en France, mais quand même la population a besoin de savoir comment, devant le contexte actuel, les ministères concernés vont-ils s’y prendre ? Pour dire que le manque de moyens financiers ne devait plus servir d’excuse en cas d’échec et de chou blanc.

JR.

Les commentaires sont fermées.