Flash
Préc Suiv

C’est loin d’être la fin

Ce coup-là, l’opinion publique l’a senti venir. Cela fait partie du plan. D’ailleurs, c’est permis à condition d’être autorisé vis-à-vis de la loi. Claudine Razaimamonjy n’a pas l’intention de séjourner à la prison centrale d’Antanimora. A peine incarcérée, la Conseillère de la présidence a été transférée hier vers le début de l’après-midi à la prison des femmes de Manjakandriana. Sans conteste, elle n’est pas une détenue présumée coupable comme les autres. Comme si son cas spécial nécessite un traitement particulier.

En fait, depuis le début de cette affaire, des agissements à tous les niveaux ont été entrepris pour sortir Claudine Razaimamonjy de l’ornière. On se souvient encore et on n’en revenait pas des mécontentements manifestes des proches du régime et de la Dame de fer. Des politiques sans scrupules qui n’ont pas hésité à interrompre les enquêtes en cours jusqu’à demander la libération de la Conseillère. Une prise de position à l’encontre de l’Etat de droit et de la lutte contre l’impunité qui a suscité tant de doute quant à la suite à donner à ce dossier brûlant.

C’est pourquoi, plus d’un, notamment le Syndicat des magistrats de Madagascar est monté sur ses grands chevaux en mettant la pression sur le régime afin d’appliquer en bonne et due forme la loi. Claudine R, après avoir dépassé largement son droit de séjour à l’hôpital devait se trouver derrière les barreaux en vertu d’un mandat de dépôt à son encontre.

D’Ambohibao à l’HJRA, puis à Maurice avant d’être rapatriée au pays et de nouveau hospitalisée à l’HJRA, Claudine R ne semble pas dire son dernier mot. Autant constater qu’elle n’est pas du tout lâchée par ses amis ou son parti. Le procès devant le tribunal serait la prochaine étape et déjà, les observateurs s’attendent à d’autres rebondissements faisant partie des scénarii.

JR.

 

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique