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LFR 2017 à Tsimbazaza : vers une adoption à la va-vite

A peine arrivée à Tsimbazaza hier, la loi de finances rectificative (LFR 2017) sera déjà présentée en séance plénière ce jour pour son adoption. Une procédure qui a toujours été dénoncée par les députés.

Les travaux de commissions sur la LFR 2017 ont débuté hier dans l’après-midi à Tsimbazaza. Le secrétaire général du ministère des Finances et du budget a même effectué un bref résumé du contenu du texte sans plus d’informations. Ce qui ne semble pas du tout éclairer les députés sur les enjeux complexes de cette loi, d’autant que plusieurs députés ont été absents durant la séance.

Questionné sur le sujet, une source auprès de l’Assemblée nationale a fait savoir que l’institution elle-même n’avait pas encore reçu copie du texte en question. Mais cela n’a pas empêché aux membres de la commission finances de s’y pencher sans tarder étant donné que le texte devra passer en séance plénière ce jour. Ce genre de procédure a pourtant souvent provoqué la colère de certains députés car ils ne disposent pas assez de  temps pour examiner les textes avant leur adoption.

Le Mapar contre

 Comme d’habitude, ce texte risque d’être adopté à la va-vite, sans discussion et sans surprise. Une bonne partie des députés ne seront d’ailleurs pas présents car la plupart d’entre eux se trouvent encore dans leur circonscription respective. Pour ce qui est du groupe parlementaire Mapar, ses députés ne voteront pas le texte. «Nous ne savons pas quoi penser de ce texte et nous envisageons de ne pas l’adopter», a indiqué un député de la plateforme, joint au téléphone hier.

Dans tous les cas, l’avant-projet de loi stipule que les dépenses seront principalement orientées vers les activités de reconstruction et de réhabilitation suite au passage du cyclone Enawo. Pour ce qui est du secteur social, les dépenses d’investissement de trois principaux ministères ont enregistré une hausse. Le ministère de l’Education a ainsi été crédité de 43,6 milliards d’ariary, celui de la Santé a subi une perte de 13,7 millions de dollars qui doit être comblée, cela sans oublier le ministère de la Population.

Tahina Navalona

 

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