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SOMMET DE LA FRANCOPHONIE : L’OIF doit encore des dettes à sept sociétés prestataires

SOMMET DE LA FRANCOPHONIE : L’OIF doit encore des dettes à sept sociétés prestataires

Le masque de l’éhonté régime Rajaonarimampianina tombe petit à petit. Cette fois-ci, la tenue du sommet de la Francophonie à Madagascar est au cœur d’un scandale. Contrairement à la vantardise du Chef de l’Etat sur l’organisation soi-disant « parfaite » de ce sommet, l’événement a requis des dettes, l’OIF est endettée. Aux moins sept sociétés prestataires dans le cadre de la préparation du sommet ne sont pas encore payées, six mois après l’événement.

Hery Rajaonarimampianina devra enfin mettre un terme à ses fanfaronnades concernant notamment ce qu’il appelle le succès de l’organisation du XVI sommet de la Francophonie à Madagascar au mois de novembre 2016. L’événement n’a en réalité causé que du tort et de la honte aux Malgaches. Six mois après la tenue de cette manifestation soi-disant d’une envergure internationale lors de laquelle des milliers de personnes venues des quatre coins du monde ont été choyées, des Malgaches sont encore en train d’en faire les frais. Des opérateurs révèlent que la Francophonie s’est couverte de dettes qu’elle n’a pas encore pu honorer jusqu’ici.

Les investigations que nous avons menées ont permis de savoir qu’aux moins sept sociétés, toutes des prestataires de la Francophonie, ne sont pas encore payées jusqu’à ce jour. Malheureusement, et en dépit des documents en notre possession, portant la signature de Francia Andriamampionona, membre de la commission de la communication et des relations publiques du sommet de la Francophonie à Madagascar, les noms de ces sociétés ne peuvent être dévoilés. Certaines d’entre elles auraient déjà reçu des menaces qui ne leur permettraient pas de révéler davantage d’informations relatives à ces dettes.

Des sommes dérisoires pourtant…

Le montant total de la dette n’est pas non plus révélé à cause d’un véritable verrouillage des informations dans cette affaire. Des indiscrétions ont toutefois révélé que l’Organisation internationale de la Francophonie doit environ 4 millions d’ariary à l’une de ces sociétés. Une somme qui n’est pourtant pas aussi importante que le coût des déplacements du couple présidentiel à l’intérieur du pays. Une somme presque dérisoire par rapport à la totalité des financements récemment évoqués par le Président dans son rendez-vous hebdomadaire avec ses fans sur Youtube dans Fotoam-bita. Mais malgré tout, ni l’Etat, ni l’OIF ne sont solvables.

Pourtant, le contrat établi entre ces prestataires et l’OIF stipule bien dans les clauses du paiement que « lors de l’enregistrement de la commande, l’OIF devra verser un acompte de 20% du montant global de la facture » et que « le règlement s’effectue par chèque, et le reste doit être payé à la fin du mois de novembre 2016 (30/11/2016) par l’OIF dont le siège se trouve au bureau régional de la Francophonie à Antaninarenina».

Le sommet s’est bel et bien déroulé et le bilan a été positif selon les termes employés par Michaël Jean, secrétaire générale de la Francophonie et Hery Rajaonarimampianina lors de la clôture de la cérémonie en novembre. Mais certains prestataires ne sont pas encore payés. Le 31 janvier dernier, les sociétés ont reçu une lettre émanant du bureau régional de la Francophonie à Antaninarenina. Cette lettre a pour objet : « organisation de paiement ». En se confondant en excuses, l’OIF lance qu’ « A titre exceptionnel, nous vous sérions gré de bien vouloir accepter la date de report de notre paiement de 10 jours ouvrables à partir du 1er février 2017».

Calendrier de paiement maintes fois modifié

Dans une autre lettre envoyée le 27 mars, la commission de la communication et des relations publiques explique que l’Organisation était supposée « recevoir » son financement en février 2017. « Toutefois, notre situation ne nous permet pas de nous acquitter de cette dette dans le délai convenu. En effet, nous vous serions gré de bien vouloir accepter la date de report de notre paiement à partir de la semaine du 10 avril 2017 ». Plus d’un mois plus tard, le 3 mai dernier, l’OIF renvoie une fois de plus la date de paiement de ses prestataires, évoquant cette fois –ci, une autre excuse bidon, « quelques organisations internes et des mouvements financiers à l’OIF Madagascar, à titre exceptionnel ».

Dans cette lettre rédigée en langue de Molière, pourtant truffée de coquilles comme si elle provenait d’une organisation anglophone, l’Organisation internationale de la Francophonie révèle que 2 des 9 sociétés à qui elle doit de l’argent ont déjà été réglées par chèque, respectivement le 18 avril et le 24 avril dernier. Les sept sociétés restantes devraient toucher leur argent à partir du 15 mai et cela jusqu’au 30 juin 2017. Ces dates ne « changeront plus quoi qu’il en soit », s’engage l’OIF dans cette même lettre.

Le régime est bel et bien au courant

Comme prévu, un ordre de virement a été adressé à l’une de ces sept sociétés le 12 mai dernier. Mais grande fut la surprise de cette société lorsqu’elle a appris des jours plus tard, que la somme en question n’était pas encore versée dans son compte. Cette société s’indigne et envisage même de porter l’affaire devant la justice en se référant surtout au contrat établi entre l’OIF et la société qui stipule, entre autres, que « Tout litige relatif à l’interprétation et à l’exécution du présent contrat est soumis au droit malgache. A défaut de résolution à l’amiable, le litige sera porté devant le Tribunal du commerce ».

Dans cette affaire, le régime Rajaonarimampianina ne peut pas se dédouaner et dire ne pas être au courant de cette situation honteuse, parce que dans sa lettre en date du 3 mai, l’Organisation internationale de la Francophonie souligne « Il est formellement authentifié par l’Etat malgache que toutes dettes (relatives à l’organisation du sommet, ndlr) devront être réglées jusqu’à la fin du mois de juin 2017.

Vonjy R.

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