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RETOUR DU SERVICE NATIONAL : Des fonctionnaires qualifiés à bas prix pour l’Etat

Selon les informations, une proposition de loi concernant le service national pour les sortants des universités de Madagascar est en cours d’examen au sein du Sénat. A la différence de l’ancien service national, lequel concernait les nouveaux bacheliers, ce projet prévoit que les titulaires de licence, de master ou de doctorat travaillent 1 à 2 ans dans l’administration, dans les hôpitaux ou dans les écoles publiques.

On se rappellera que le régime Ratsiraka avait institué en 1976 le SNHFAP (Service national hors forces armées populaires) calqué sur les pratiques de certains pays socialistes de l’époque dont l’Amiral était un fervent admirateur. Pour autant, l’opinion y voyait une manière pour le régime de l’époque de freiner l’afflux des bacheliers vers les universités dont les infrastructures ne suffisaient plus pour les accueillir. Ainsi, chaque promotion devait attendre – et perdre 2 années – avant de pouvoir accéder aux études supérieures, le temps pour le régime de préparer de nouvelles infrastructures via la décentralisation des universités (un campus universitaire dans chaque chef-lieu de province). Evidemment, les rejetons des hauts employés de l’Etat (CSR et ministres) en étaient exemptés car ils pouvaient directement obtenir des bourses à l’étranger, ce qui n’était pas le cas des autres bacheliers qui devaient d’abord passer par la case SNHFAP.

Encore un plagiat ?

Pour en revenir à ce service national nouvelle formule, outre le fait que ce projet sente à plein nez le plagiat d’un projet du nouveau Chef d’Etat français, plagiat dont ce régime s’est fait le champion, notamment avec ce « copier-coller » du discours de Sarkozy lors de l’investiture du président malgache, l’on ne peut s’empêcher de penser qu’il existe également des desseins inavoués de la part de son initiateur. En effet, qui dit service national dit bas salaire. Ainsi, il se pourrait que ce soit le moyen pour ce régime aux abois de se payer des fonctionnaires à bas prix. Qui plus est, des fonctionnaires qualifiés car titulaires de licence, de master ou de doctorat.

N. Randria

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