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GOUVERNANCE A LA CUA : « La caisse ne devrait pas être vide », dixit le SMKAR.

GOUVERNANCE A LA CUA : « La caisse ne devrait pas être vide », dixit le SMKAR.

Seul l’audit permettra d’éclaircir les choses, selon le syndicat des employés.

Un tête-à-tête a eu lieu hier entre le syndicat des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) et les membres de l’exécutif de la municipalité. Les revendications syndicales touchent notamment la prime allouée aux employés, le paiement de huit mois d’arriérés de pension pour les retraités ainsi que la gestion financière de la municipalité.

Les employés prévoient de rencontrer les conseillers municipaux pour aborder l’organisation d’un audit au sein de la CUA. « Nous avons le droit d’être mis au courant de la gestion financière de la collectivité. Les dirigeants parlent d’une caisse vide. Or, on a du mal à croire cette affirmation. Seul l’audit permettra d’éclaircir les choses», a lancé Andriantsoa dit Ankoay, membre de la direction collégiale du syndicat des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo. Après les conseillers issus de l’opposition qui n’ont eu de cesse de dénoncer la mauvaise gouvernance à la CUA, le syndicat a ouvertement réagi aux soupçons de détournements flagrants au sein de la municipalité et à l’absence de redevabilité de l’exécutif. En effet, aucun compte-rendu n’a été fait sur les diverses opérations réalisées par la Commune. C’est le cas, entre autres, de la délivrance des cartes professionnelles (moyennant le paiement de 15 000 ariary) aux marchands et de l’opération permis de construire.

La destination de certaines recettes de la municipalité telles que les 74% d’acompte de la part d’Easypark sur la gestion des parkings reste également problématique. Par ailleurs, dernièrement, la mairesse, Lalao Ravalomanana a dépensé 385 millions d’ariary pour une voiture de luxe qui a déjà servi au clan Ravalomanana lors de la propagande des dernières communales. Les conseillers municipaux n’ont pas été consultés. Ce n’est que le 15 février dernier qu’on a appris son acquisition par la Commune. Or, les dettes de la municipalité s’accumulent comme la somme de 250 millions d’ariary qu’elle doit à l’Imprimerie nationale. Ces dépenses excessives amènent certains observateurs à dire que peut-être la caisse n’est pas vide mais que l’argent aurait tout simplement disparu.

Rien n’a changé

En tout cas, les conseillers issus de l’opposition ont récemment déclaré que l’inertie du régime est assimilée à une complicité. L’exécutif de la Commune, quant à lui, s’est vanté, indirectement, d’avoir bien géré la Commune dans le strict respect de la loi et a affirmé qu’il est prêt à recevoir l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) pour un contrôle de gouvernance. Ce qui est raisonnable, au nom de la transparence et donc en vertu de la bonne gouvernance, c’est que les Tananariviens ont le droit de savoir la destination réelle des recettes issues des diverses opérations effectuées pour renflouer la caisse de la Commune, mais surtout leurs impacts sur le développement de la ville.

J.Harisoa

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