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EDITORIAL : Joyeuse fête des mères quand même !

La fête des mères sera célébrée demain. Une tradition à laquelle se pliera volontiers tout un chacun avec des cadeaux, pour ceux qui en ont les moyens, ou de simples souhaits, pour d’autres. Quoi de plus normal d’ailleurs que de remercier celle qui nous a porté 9 mois dans son ventre mais également celle qui s’est toujours souciée de nous apporter aide, assistance et amour.

Pour autant, il est une mère commune à tous les Malgaches que nous avons de tout temps négligée alors que nous ne serions pas ce que nous sommes sans elle. Une mère nourricière qui nous a toujours porté et qui nous porte toujours jusqu’à aujourd’hui, à savoir Madagascar, notre « Firenena ».

Dans notre inconscience, nous sommes en train de la laisser entre les mains de gens sans scrupules, des vauriens qui n’hésitent pas à la vendre aux plus offrant comme une vulgaire prostituée. Certes, il y eut, il y a quelques années de cela, ce sursaut salutaire qui avait empêché une autre fripouille de céder une partie de notre mère-patrie à des Coréens, mais actuellement nul ne semble plus se soucier du devenir de notre patrie alors que des étrangers aux yeux bridés également sont en train de l’acheter en gros et de procéder à une véritable razzia sur les richesses que renferment ses entrailles avec la bénédiction de ceux que nous avons mis au pouvoir. Pourtant, nous sommes des enfants de ce pays autant que ces pendards qui se permettent de morceler Madagascar et de la livrer entre les mains d’autrui.

Malgré cette légitimité, nous nous laissons faire car il semble que personne n’ose se mettre en travers de leurs sombres desseins. Alors, d’ici peu nous risquons d’être des orphelins, notre mère-patrie étant devenue l’entière propriété d’étrangers.

N’est-il pas temps que nous nous réveillons et que nous fassions montre de notre gratitude envers notre terre nourricière ? Et le meilleur des cadeaux que nous puissions lui faire est sans nul doute que nous lui montrions enfin notre attachement, afin que nous ne la laissions plus entre des mains indignes.

N. Randria

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