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Revendications du Seces : le MFB sous contrainte budgétaire

Le ministère des Finances et du budget s’est prononcé sur la grève des enseignants du Seces. Ces derniers ont procédé à l’arrêt des cours et des activités de recherche depuis le 23 mai dernier.

Les membres du Seces réclament plusieurs indemnités depuis 2014, dont l’indemnité de logement et de résidence en particulier. Lors des négociations de cette semaine, il a été convenu que le paiement de ces indemnités sera effectif à compter de 2018, suivant leur inscription dans la loi de finances initiale 2018.

D’après les explications apportées par le Secrétaire général auprès du MFB, Alexandre Randrianasolo, « L’Etat a déjà accordé des indemnités supplémentaires en 2015, puis en 2016. Pour l’exercice 2017, il a été convenu que des discussions seront entamées dans le cadre de la loi de finances concernant les autres indemnités.  Nous avons déjà accordé pour cette année l’indemnité de risque et le déplafonnement. Seulement, les contraintes budgétaires ne nous permettent pas d’aller plus en avant ».

D’autres priorités

Dans la même foulée, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a émis une nouvelle proposition : celle de payer aux enseignants du Seces les indemnités de résidence et de logement à partir de 2018, mais avec un effet rétroactif à compter de juillet 2017. Celle-ci  a été rejetée par le MFB, car « il est techniquement difficile d’accorder plus d’indemnités pour l’exercice 2017, vu le contexte actuel et les engagements que l’Etat a déjà pris envers ses partenaires », a annoncé le MFB, hier. Le SG du ministère des Finances de poursuivre que, « Dans le cadre d’une loi de finances rectificative, on ne peut se permettre d’augmenter les dépenses que pour celles qui sont incontournables et prioritaires ». Car les priorités de l’Etat portent essentiellement sur le redressement des sociétés d’Etat, notamment la Jirama et la compagnie Air Madagascar, ainsi que le renforcement de la résilience face aux catastrophes naturelles. Ces points figurent parmi les principaux engagements du gouvernement pour permettre le décaissement de la deuxième tranche de la Facilité élargie de crédit (FEC) signée avec le Fonds monétaire international (FMI). « Accorder plus de dépenses mettra assurément en péril l’accord du FEC et donc notre crédibilité envers les partenaires techniques et financiers », a soutenu  le SG du MFB.

Riana R.

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