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SEMPIDOU : La Douane en grève pour des primes impayées

SEMPIDOU : La Douane en grève pour des primes impayées

Les membres du syndicat des douaniers sont mécontents.

A travers un communiqué, le syndicat des douaniers (Sempidou) informe les usagers que tous les bureaux des Douanes seront en grève dans tout le pays du 29 au 31 mai. Un signe de mécontentement à cause du non-règlement des primes entre 2013-2016. C’est en tous cas les raisons évoquées par le président de ce syndicat, Andrianavalona. R Herizo.

Joint au téléphone, le président du Sempidou avance trois principaux arguments pour justifier cette grève. Hormis les primes impayées, les employés des douanes demandent à revoir le mode de calcul de celles-ci en fonction du pourcentage. En tant que pourvoyeur de recette publique, les douaniers estiment avoir droit à ces primes en référence au décret 1960. Devant ce mouvement de protestation, les usagers devront se contenter d’un service minimum durant trois jours. Un service qui concerne uniquement «les produits périssables, les animaux vivants, les colis diplomatiques, les médicaments, les matériels médicaux ainsi que les armes militaires».

La pluie et le beau temps  

Au-delà des revendications des douaniers, ces trois jours de grève auront à coup sûr des conséquences néfastes sur les opérations d’importation et d’exportation. Les investisseurs et les opérateurs économiques seront les premiers à en payer le prix fort. Autrement dit, cette grève tombe au mauvais moment et n’arrange personne. Le contexte actuel est déjà difficile avec une économie qui tourne au ralenti. Les pertes en matière de recettes douanières seront colossales pour l’Etat. Quoi qu’il en soit, le régime actuel accuse le coup de son incapacité à anticiper. Dans tous les conflits qui opposent l’Etat aux différents syndicats, les réclamations tournent autour de promesses non tenues, du non-respect des engagements mais surtout de l’absence de prévision. Les syndicats estiment ne pas être entendus et l’Etat est peu ouvert aux négociations. Dans ce bras de fer, les usagers seront toujours les victimes. Avec l’adage, «Gouverner, c’est prévoir», on pourra aller plus loin et reprendre les termes du républicain français Henri Guaino qui disait «Gouverner, ce n’est pas prévoir ; gouverner, c’est décider ; gouverner, c’est agir». L’inaction et le tâtonnement du régime actuel créent un dérèglement généralisé de l’appareil administratif dans son ensemble. De l’autre côté, que l’on le veuille ou non, les syndicats tels que le Sempidou n’hésitent pas à profiter de la situation pour faire la pluie et…le beau temps.

TKR

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