Flash
Préc Suiv
Logo Free News

RAJAONAH ANDRIANJAKA : Appel à une révolution pour sortir le pays de l’impasse

RAJAONAH ANDRIANJAKA : Appel à une révolution pour sortir le pays de l’impasse

L’organisation des élections à Madagascar reste sous la coupe des pays étrangers, insiste le parti Otrikafo.

La prochaine présidentielle et le contexte autour de l’organisation de cette élection, dont la question d’indépendance de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), animent les débats au sein de l’arène politique depuis quelque temps. Le parti Otrikafo, quant à lui, insiste sur la refondation du pays.

«La présidentielle de 2018 n’est nullement une solution pour sortir le pays de l’impasse actuelle. Les risques de fraudes électorales restent immenses», a affirmé Rajaonah Andrianjaka, président national du parti Otrikafo. « Seule une révolution populaire sortira le pays de la crise interminable », ajoute-t-il en précisant qu’ «il s’agit, en effet, de changer le mode de gouvernance qui explique la pauvreté du pays ».

D’après les explications de Rajaonah Andrianjaka, les conditions actuelles ne garantissent pas l’indépendance de la Ceni et surtout de la Grande île pour pouvoir organiser une élection crédible et transparente, et pour mener ainsi la refondation du pays. «Les bailleurs de l’élection vont encore dicter leur loi au détriment de l’intérêt du peuple malgache. Ils vont soutenir leurs candidats et ce, en échange de certains services. Preuve en est l’affaire Soamahamanina» indique-t-il.

Ce nationaliste dénonce également une certaine volonté d’écarter les candidats patriotes lors des élections. Bref, l’organisation des élections à Madagascar reste sous la coupe des étrangers, notamment des partenaires techniques et financiers du pays. Les Malgaches sont plutôt favorables à la démocratie directe comme en 1972, en 1991, en 2002 ainsi qu’en 2009, a-t-il soutenu. «Les leaders de ces mouvements populaires constituent les problèmes, puisque le changement espéré n’est pas toujours ressenti», a-t-il regretté.

Une vraie indépendance

En outre, pour ce politicien de la gauche, il est important que le pays se libère du joug des étrangers. «Les politiques de développement adoptées par les dirigeants qui se sont succédé ont manifesté une dépendances aux aides internationales. Le régime actuel n’échappe pas à la règle», a-t-il indiqué. Ceci tout en soulignant qu’il faut rompre avec le collaborationnisme pour un développement harmonieux du pays. «Les dirigeants qui se sont succédé n’ont pas eu une vision claire pour le développement. Ils ne sont que des collaborateurs des grandes puissances. Ils ont un pays puissant derrière eux. L’ancien président de la République, Marc Ravalomanana était, par exemple, le collaborateur des Etats-Unis » fait-il remarquer.

Rajaonah Andrianjaka n’est pas allé par quatre chemins pour déplorer les pertes enregistrées par l’Etat à cause des trafics de ressources naturelles comme le bois de rose, l’or ou l’exportation brute de certains produits miniers. «Ce manque à gagner suffit pourtant à financer les projets de développement du pays», a-t-il souligné.

J.Harisoa

Les commentaires sont fermées.