Flash
Préc Suiv
Logo Free News

EDITORIAL : Doucement les basses !

Que penserait-on de parents, fort riches au demeurant, qui ne se soucient nullement de leur progéniture qu’à chaque date mémorable, qui plus est, en leur faisant l’aumône de quelques plats de riz et de quelques denrées ?

A leur place, quels parents oseraient également se pavaner de tels gestes et clamer partout qu’ils ont à cœur le devenir de leurs enfants alors qu’ils leur donnent juste de quoi tenir quelques jours par an au lieu de procurer à ces derniers des moyens de vivre décemment et d’une manière durable ?

Sans nul doute, aucun parent digne de ce nom ne se hasarderait à de tels comportements qui feraient de lui la risée de tous.

Le couple Rajaonarimampianina ainsi que les hauts responsables étatiques qui l’ont accompagné lundi dernier au gymnase couvert de Mahamasina l’ont pourtant fait. Ces prétendus « Raiamandreny » de tous les Malgaches n’ont eu aucunement honte à s’enorgueillir de l’obole qu’ils ont faite à l’endroit d’une frange de la population défavorisée issue des 6 arrondissements de la capitale. « J’ai vu votre misère et j’ai entendu vos plaintes », a déclaré fièrement le président de tous les Malgaches. Néanmoins, nul n’est dupe et toute une population déçue par ce régime despotique est au fait de ce qui se cache derrière cette inqualifiable hypocrisie. En effet, la fin de son mandat est proche car, sauf changement, la présidentielle devra se tenir l’année prochaine. Une telle charité inhabituelle de la part de dirigeants qui ne se sont préoccupés, 4 années durant, que de se remplir les poches est donc loin d’être gratuite. Quoi que disent les thuriféraires de ce pouvoir, c’est la seule et unique raison pour laquelle le couple Rajaonarimampianina se manifeste ainsi en paradant avec une grande partie des barons du HVM et des ministres.

La décence voudrait donc que ces prétendus « Raiamamandreny » mettent un bémol sur leur parade et leur orgueil, ne serait-ce que par simple respect pour ces milliers de familles. Des foyers qui, à cause de leur profonde indigence, sont obligées de mettre leur fierté et leur dignité dans leur poche pour accepter quelques kilos de riz et de haricots ainsi qu’un litre d’huile.

N. Randria

 

Les commentaires sont fermées.