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Feu couve : des grèves se profilent à l’horizon

Feu couve : des grèves se profilent à l’horizon

Le Syndicat des enseignants chercheurs de l’enseignement supérieur (Seces) section Antananarivo passe à la vitesse supérieure. Les propositions des autorités compétentes face à ses revendications ne sont pas satisfaisantes d’après sa déclaration. Ainsi, le syndicat opte pour l’arrêt des activités pédagogiques et de recherche à l’université d’Antananarivo jusqu’à nouvel ordre.

La situation s’envenime à Ankatso. L’ultimatum de 72 heures lancé par le Seces section Antananarivo en fin de semaine a expiré hier. Sans plus tarder, le Seces a pris ses dispositions après les rencontres et négociations menées durant ce laps de temps, qui s’avéraient infructueuses. Il s’agit de l’arrêt de toute activité pédagogique et de recherche au sein de l’université d’Antananarivo jusqu’à nouvel ordre.

«Cette décision prend acte à partir de ce jour (ndlr : hier) et concerne tout les départements, écoles et facultés ainsi que tous les centres de recherche rattachés à l’université», a  souligné le président du Seces Antananarivo, Sammy Grégoire Ravelonirina.  Les ministères concernés ont proposé l’insertion des libellés relatifs aux indemnités de logement et de résidence, objets des revendications des enseignants dans la Loi de finances initiale (LFI) 2018. Une résolution qui n’enchante pas les enseignants dans la mesure où ces avantages devraient être insérés dans la Loi de finances rectificative (LFR) 2017, conformément aux résolutions des rencontres menées auparavant, ce qui  n’ est pas le cas.

Une grève générale n’est pas à écarter

L’arrêt des cours et des travaux de recherche mène progressivement vers la tenue d’une grève générale, qui peut s’étendre vers  les autres universités dans les provinces, vu qu’il s’agit d’une revendication commune qui concerne tous les enseignants. A défaut d’un consensus entre les syndicats et les autorités compétentes, une telle éventualité n’est pas à écarter, surtout que des sources auprès du ministère des Finances et du budget (MFB) ont souligné que la LFR 2017 est déjà bouclée. Toutefois, avant d’arriver à ce stade, le Seces Antananarivo, via son président, est toujours prêt à poursuivre le dialogue jusqu’à la tenue du Conseil national. La tenue ou non d’une grève sera décidée lors cette rencontre de haut niveau entre les membres qui se déroulera la semaine prochaine.

D’éventuels troubles de l’année universitaire en cours se profilent donc à l’horizon, non seulement à Ankatso mais également dans les cinq autres universités publiques. Selon les informations, les membres du Seces de l’université de Toamasina  vont tenir leur assemblée générale ce jour si ceux de l’université de Mahajanga menacent déjà d’entrer en grève. Ceux des universités de Toliara, Fianarantsoa et Antsiranana demandent également la tenue d’un Conseil national.

Fahranarison

(Photo d’archives)

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