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PROGRAMME DE COOPERATION PARLEMENTAIRE : « Pour un vrai débat parlementaire sur des questions importantes»

PROGRAMME DE COOPERATION PARLEMENTAIRE : « Pour un vrai débat parlementaire sur des questions importantes»

Il s’agit de faire du parlement un lieu de la démocratie où sont débattues les grandes questions de la nation.

Le Sénat et l’Assemblée nationale sont des institutions censées rapporter les aspirations du peuple. Nombreux défis restent pourtant à relever pour que ces deux institutions soient des garantes de la démocratie.

Un protocole d’accord de coopération parlementaire entre la Friedrich Ebert Stiftung (FES) et le Sénat, pour une durée de 2 ans en collaboration avec le ministère allemand des Affaires étrangères, vient d’être signé hier au Palais d’Anosikely. En effet, ce programme vise à renforcer le rôle du Sénat en tant qu’organe de contrôle du gouvernement – en participant pleinement au processus législatif-, à consolider le parlement en tant qu’institution démocratique – en réduisant l’écart entre la population et le parlement – et à influer sur la gestion gouvernementale de la politique économique et sociale du pays. «C’est un programme de coopération parlementaire qui s’étend jusqu’en fin 2018 et non une formation de courte durée. Outre le renforcement des capacités des parlementaires, ce programme devrait aider le parlement qui souffre d’un déséquilibre avec l’exécutif», a affirmé Marcus Schneider, le représentant de la FES à Madagascar. D’après les explications, l’objectif est de faire du parlement un lieu de la démocratie où sont débattues les grandes questions de la nation. Mais également, pour que la population voie que les sénateurs défendent ses intérêts, ceux des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) ainsi que ceux des organisations économiques et sociales du pays. «Effectivement, les moyens sont insuffisants et la population n’a pas confiance au parlement, en particulier au Sénat, dont elle ignore le rôle», reconnait le numéro un de la FES, tout en soulignant le déséquilibre entre le législatif et l’exécutif. «D’après la Constitution, le rôle du Senat est de contrôler les actions du gouvernement et sa politique. Il existe beaucoup de parlementaires qui n’arrivent toujours pas à suivre le rythme de l’exécutif. Le principal défi du programme est donc de soutenir les parlementaires pour qu’ils puissent débattre des questions de la nation et afin qu’ils ne soient pas de simples passoires à travers lesquelles toutes les lois passent », a-t-il soutenu.

 Influer sur l’action gouvernementale

En tout état de cause, beaucoup reste à faire pour que le parlementarisme à Madagascar puisse influer sur l’action du gouvernement. Depuis toujours, la plupart des projets de loi passent comme une lettre à la poste dans les deux Chambres du parlement. Déjà, peu sont les élus qui peuvent engager un vrai débat parlementaire concernant les projets de loi soumis pour examen (dont la plupart portent sur des questions juridiques, économiques ou encore de Finances publiques). En effet, le niveau d’études n’est pas inclus dans les critères de sélection des candidatures des prétendants aux législatives. Aussi, les parlements n’ont qu’un rôle passif vu le faible nombre des propositions de loi par rapport aux projets de loi. L’instrumentalisation politique de ces deux institutions qui restent à la merci du pouvoir central est une toute autre question.

J.Harisoa

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