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Madagascar il y a 100 ans : au T. C. E. (1)

Sous le titre ci-dessus, nous lisons dans la Tribune du premier mai ce qui suit :

La saison particulièrement dure que nous venons de traverser – cyclones, avalaisons, éboulements, inondations – a eu au moins l’avantage d’indiquer définitivement les défectuosités primitives du tracé, à la traversée de la Grande Forêt. On sait que les premiers ingénieurs, forcés de se lancer à travers une contrée absolument inconnue et singulièrement bouleversée, durent s’en tenir à une sorte d’à peu près.

Il nous revient que la Direction s’occupe actuellement, avec méthode et diligence, de procéder à d’importantes rectifications de la voie ; un travail intense s’accomplit depuis trois mois et se poursuit sans trêve dans cette région. Il paraît que, lorsque tout sera achevé, le trajet de Tananarive-Tamatave et vice versa en sera écourté de plusieurs heures, de sorte que les trains parviendront en plein jour aux deux gares têtes de ligne.

Nous en présentons dès maintenant les remerciements de leur clientèle aux techniciens du T. C. E.

Comme notre grand confrère est toujours bien éclairé, se trouvant près du soleil, nous avons tout lieu de croire que les renseignements ci-dessus sont de tout point exacts et sans fausse modestie nous pouvons avouer qu’à leur lecture, nous avons éprouvé une légitime satisfaction d’amour-propre, non pas que nous estimions avoir été dans ces modifications même la mouche du coche, mais enfin il nous est bien permis de rappeler que, il y a juste dix ans, – en 1907, – en pleine construction du T. C. E., nous avons soutenu une campagne pour démontrer que cette voie ferrée pouvait être raccourcie d’un tiers, économisant ainsi une bonne part du capital investi dans sa construction et par suite diminuant pour une part proportionnelle les frais d’exploitation ainsi que l’usure du matériel.

C’est donc avec satisfaction que nous voyons aujourd’hui M. Lebureau sortant de sa routine professer la même manière de voir et de l’idée passer à l’exécution.

Sans doute il eut été plus économique d’opérer ces modifications alors que la voie n’était pas encore terminée. Mais enfin mieux vaut tard que jamais.

Toutefois, a-t-on pensé à faire d’une fois et pour longtemps les modifications qui s’imposent.

(À suivre.)

Le Tamatave

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