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EDITORIAL : L’habitude est une seconde nature

Plus d’un se demande pourquoi Olivier Solonandrasana Mahafaly n’a jamais fait l’objet d’une convocation au Bianco, ni à la Cour pénale anti–corruption (CPAC) dans le cadre des affaires impliquant Claudine Razaimamonjy ? Son implication dans les affaires de détournement de fonds publics, à travers les soi-disant subventions spéciales attribuées à des collectivités territoriales, est pourtant manifeste. Des dossiers ont déjà été révélés au grand jour aussi bien par la société civile que par les journaux, nationaux et internationaux. Malgré ses dénégations, le concerné n’a jamais pu fournir, jusqu’ici, les documents pouvant le blanchir.

Le combat mené par le Bianco dans le cadre de l’éradication de ce fléau, la corruption qui gangrène l’Administration et étouffe l’économie, était pourtant bien parti, notamment dans les affaires de Claudine Razaimamonjy. Le soutien de taille des syndicats et des magistrats ainsi que des citoyens conscients, plus que jamais motivés et déterminés, devait encourager davantage le bureau. Mais son silence radio ces derniers temps, notamment par rapport à Olivier Solonandrasana Mahafaly, qui devrait également répondre de ses actes, laisse perplexe. Des questions s’imposent, le bureau aurait-il frémi face aux éventuelles menaces proférées d’en haut lieu?

Menacer ? Le chef du gouvernement sait très bien le faire. C’est le cas notamment des messages qu’il a lancés à l’endroit des auteurs des mouvements de rétablissement de l’Etat de droit dans le pays, notamment les magistrats qui cherchent à relancer le changement au sein de la Justice malgache, ces derniers jours. Alors simple ministre de l’Intérieur, il avait déjà brillé par les reproches qu’il a faites par téléphone à l’endroit d’un élu du Nord de Madagascar lors d’une campagne électorale. Actuellement Premier ministre et numéro deux de l’Exécutif, il ne peut pas se passer de ce virus, s’agissant de surcroît de son propre cas, car l’habitude est une seconde nature, disait Aristote.

Pourtant, rien ne dure éternellement. Ni le Président Hery Rajaonarimampianina, ni le Premier ministre Olivier Solonandrasana Mahafaly n’ont malheureusement le cran du Président américain, Donald Trump. Malgré tout, ce dernier commence déjà à trembler à cause d’une affaire grave concernant sa mauvaise pratique politique. Le guide suprême Mouammar Khadafi n’aurait pas non plus imaginé tomber plus bas un jour…. En fait, chaque chose a sa fin. Les mauvaises habitudes d’Olivier Solonandrasana Mahafaly ne sont peut-être pas encore près de toucher à leur fin, mais son heure sonnera tôt ou tard.

La Rédaction

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