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Chronique : anticiper sur les mouvements

La montée de l’extrême-droite dans le monde ne saurait distraire du danger du terrorisme islamiste sur la planète. Vraies menaces que ces dérives servies par des adeptes aussi actifs qu’activistes, dont la dangerosité est proportionnelle à la masse de crimes qui ne constituent pas barrière et au nombre de victimes qui ne font pas limite, ils sont déterminés à tout opérer pour parvenir à leurs fins. On n’a pas toujours le loisir de choisir entre la peste et le choléra, ou d’entre deux maux choisir le moindre : trop tard de vouloir choisir son bourreau une fois au pied de l’échafaud. Protéger de ces fléaux n’est qu’une partie des devoirs de protection que les responsables publics doivent assurer aux populations, avant que celles-ci ne tombent en ce jour sous le charme et dans le piège de leur exécuteur des lendemains.

C’est que bien de tsunamis guettent le monde. Des stratégies se concoctent sur le plan économique. Concocte est le vocable approprié tant la préparation de ces plans s’entoure de discrétion, encore que discrétion n’est qu’un mot faible pour qualifier les précautions prises pour protéger ces secrets d’Etat, des secrets concernant la sauce à laquelle on va nous bouffer tout crus. Il n’est même plus question de partage du monde en zone d’influence, les effets de la mise en œuvre de ces projets suffisent à emporter les pays faibles dans les vagues d’un «nage ou crève».

L’Arabie Saoudite, dans le sillage des Emirats tels le Qatar affecte des milliers de milliards de dollars à des emplettes sur le marché mondial et acquérir tout ce qui bouge et tout ce qui rapporte. La Chine et les satellites dragons du Sud-est asiatique se préparent à faire un deuxième grand bond toutes griffes sorties. Les Etats-Unis ne sont pas en reste, avec l’Union Européenne ils s’habillent de TAFTA, un harnachement guerrier pour entreprendre la guerre commerciale planétaire de demain.

Au milieu de cet océan la coquille de noix, Madagascar, menace à tout moment de se fracasser entre les gros navires. Les barreurs courent le risque de perdre le contrôle de leur frêle esquif : voguer au gré des vagues sur une mer houleuse infestée de pirates ? Réfléchir à l’avance ne mange pas de pain ni ne diminue les chances des générations futures. Les problèmes d’aujourd’hui ? Aujourd’hui c’est déjà demain.

Léo Raz

 

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