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Gestion des CLD : les sénateurs mis à l’écart !

Gestion des CLD  : les sénateurs mis à l’écart !

Suite à l’initiative de l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (Eisa), les parlementaires au sein de la Chambre basse se sont réunis hier à Tsimbazaza pour une séance d’information sur les Comités locaux de développement (CLD). Dans ce sens, le débat était alors axé sur la mise en œuvre des projets pour les CLD, même si plusiseurs communes n’ont pas encore reçu leurs fonds, ou n’ont reçu qu’une infime partie. Notons que le budget s’élève à 200 millions d’ariary par commune et le délai final pour la soumission des projets pour 2016 est fixé au 30 juin prochain.

Vu le contenu des exposés des députés, il semblerait que ces derniers ne veulent en aucun cas intégrer les sénateurs dans le processus de décentralisation, notamment au niveau du budget.

«Normalement, il appartient aux députés de gérer les fonds attribués au CLD et non aux sénateurs», a indiqué l’élue  d’Amboasary atsimo, Solange Angèle. Pour elle, les sénateurs ne sont pas en contact direct avec la population et ne devraient donc pas bénéficier de la gestion de ces fonds. Des propos partagés par d’autres députés, notamment le député élu à Marolambo, Nitadiavina Levao, qui estiment que les sénateurs n’ont rien à voir avec les CLD. Il faut pourtant noter que les sénateurs ont également un rôle dans la promotion de la décentralisation.

Lenteur de la procédure

Certains députés évoquent la lenteur de la procédure qui semble être faite exprès. Certains parlent même de blocage, à l’instar du député Maminiaina Rabenirina. «Les responsables font en sorte de nous faire languir tout simplement pour bloquer la procédure», a-t-il souligné en faisant référence au Trésor et aux responsables du contrôle financier. De son côté, le député Rodin Rakotomanjato dénonce le fait que certaines communes ont pu recevoir leur part sauf que celle-ci n’est pas complète et fait obstacle au bon déroulement des projets.

Dans tous les cas, cette séance d’information a été initiée dans le but de permettre aux parlementaires de diriger, veiller et ordonner l’exécution des programmes de développement, notamment en clarifiant les attributions des parlementaires au sein des Collectivités territoriales décentralisées.

Tahina Navalona

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