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EDITORIAL : La pourriture est contagieuse !

Visiblement, Claudine Razaimamonjy pourrit tous ceux qui la côtoient. Le comportement de ces membres du personnel hospitalier et pénitentiaire, lundi dernier dans la soirée, ne peut que s’expliquer ainsi. En effet, lorsque des magistrats du Parquet mandatés par le Procureur général de la République ont voulu s’assurer de la présence de la tristement célèbre détenue de la chambre 126 de l’HJRA, ils ont trouvé porte close et bouche cousue. Le responsable de garde ne s’est adressé aux magistrats que pour leur signifier d’évacuer les lieux tandis que le garde-chiourme de service semblait prendre ces derniers pour des moins que rien.

Certes, d’aucuns pourraient arguer le respect de la déontologie à travers le secret médical ou le devoir de réserve dont ils sont tenus de faire preuve, néanmoins, apporter sa collaboration pour la confirmation de la simple présence d’une personne ne devrait pas relever d’une grande responsabilité, à moins que l’on n’ait été « gentiment encouragé » à ne pas le faire. Et c’est sans doute ce qui se passe au sein de cet hôpital et, en particulier, en ce qui concerne cette détenue de la chambre 126. D’ailleurs, quoi de plus normal pour une personne habituée à graisser des pattes que de faire montre de largesse auprès du personnel hospitalier et du personnel pénitentiaire. Ainsi, selon des indiscrétions, on se bouscule au portillon pour effectuer les menues prestations auprès de Claudine Razaimamonjy car le simple acte de prendre sa tension artérielle peut faire bénéficier à l’infirmier quelques billets de 10 000 Ar.

Depuis ces quelques semaines qu’elle se fait « soigner », le pli a été pris et la pourriture de la corruption également. Cette dernière est en train de s’étendre et touche jusqu’aux hauts responsables au sein de cet établissement hospitalier. En effet, comment expliquer cette mesure quelque peu discriminatoire émanant du directeur de l’hôpital, toujours dans la soirée de lundi. Une mesure à travers laquelle ce responsable a ordonné aux magistrats, via le personnel de garde, de vider les lieux parce que les heures de visite étaient terminées. Mais bizarrement, les autres visiteurs qui étaient cloîtrés dans la chambre 126 n’étaient nullement concernés par cette mesure.

Le seul moyen d’éviter une propagation exponentielle de cette pourriture est sans doute de trancher dans le vif et d’y enlever celui (celle ?) qui est à son origine.

N. Randria

 

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