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CORRUPTION DANS LE TRANSPORT DES ZEBUS : Madaomby pointe du doigt également le préfet de Tsiroanomandidy

La corruption mine tous les secteurs de l’Administration sans que le pouvoir prenne la moindre mesure jusqu’ici. Apparemment, l’inertie de l’Etat joue en faveur de ses agents corrompus qui se croient être au-dessus de la loi. Les rackets perpétrés par des éléments de la gendarmerie sur les routes nationales, notamment de Melaky à Tsiroanomandidy, révélés au grand jour par la coopérative Madaomby, ne cessent de défrayer la chronique.

«Nos revendications sont loin d’être entendues. C’est du mensonge de dire que des mesures ont été prises par le préfet de Tsiroanomandidy. Celui-là n’a même pas daigné nous réunir afin de trouver les solutions y afférentes. Au contraire, nous avons eu droit à des menaces de sa part», a déclaré hier Tahiry Sambehafa, le président du conseil d’administration de la coopérative Madaomby ayant annoncé, à l’occasion d’une conférence de presse, la suspension de l’approvisionnement en zébu du marché de Tsiroanomandidy et de la capitale. En effet, les acteurs de la filière, déterminés à crever l’abcès, ont pointé du doigt les autorités administratives locales, notamment le préfet de Tsiroanomandidy. Ils réclament à ce que des mesures soient prises à l’encontre de ces responsables. Le préfet serait de mèche avec les délégués administratifs à travers les diverses formes de rackets. «On nous exige 25 000 ariary pour chaque Fiche individuelle de bovidé (FIB), ce droit est exorbitant par rapport à celui de la Carte d’identité nationale pour les humains. D’ailleurs, le coût de cette fiche auprès de l’imprimerie est seulement de 4 000 ariary. A part cela, on nous exige 2 500 ariary par zébu, un prélèvement qui ne fait pas l’objet d’une quittance. C’est de la corruption!», a-t-on précisé. Ce dernier appelle à un dialogue et sollicite l’intervention directe du gouvernement, plus particulièrement du ministre de l’Intérieur et de la décentralisation ainsi que du Secrétaire d’Etat auprès de la Gendarmerie (SEG), pour mettre fin aux rackets des gendarmes et des autorités locales.

Grand ménage

«Certes, les marchés aux zébus restent opérationnels, mais la capacité générale d’approvisionnement diminue d’une manière conséquente. Je vous donne un exemple : 800 têtes de bovidés sont bloquées à Ambatomainty, dans la région Melaky, alors que celles-ci sont prévues être livrées dans la capitale la semaine prochaine», a avancé le numéro un de la coopérative. Cette situation dément les déclarations des autorités locales selon lesquelles l’intention de fermer les marchés contrôlés de bovidés n’est pas à craindre. A ce sujet, récemment, le premier ministre, Olivier Solonandrasana Mahafaly, a annoncé des mesures concrètes afin de lutter contre l’insécurité et les vindictes populaires. Mais tout devrait commencer par un grand ménage interne, c’est-à-dire un véritable assainissement au sein de tous les secteurs de l’Administration, et à tous les niveaux.

J.Harisoa                  

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