Flash
Préc Suiv
Logo Free News

SITUATION DES CHEFS DE FOKONTANY : Le KMF/ Cnoe pointe du doigt le silence assourdissant du régime

En décembre 2016, un atelier initié par la Primature afin de discuter du mode d’élection ou de désignation des chefs de fokontany a eu lieu. L’Organisation de la société civile, en l’occurrence l’Observatoire des élections, le KMF/Cnoe, demande à l’Etat d’éclaircir la situation des fokontany. « Nombreux scrutins, dont l’élection des chefs de fokontany, auraient dû être organisés après les communales et les sénatoriales, mais tout est flou jusqu’ici malgré que le fokontany soit considéré comme la structure de base la plus proche de la population », a déclaré Patricia Raharisoamalala, la secrétaire générale du KMF/Cnoe. En effet, les dirigeants devraient donner des explications y afférentes à la population. Notre interlocutrice insiste également sur l’élection des chefs de fokontany par la communauté locale. «Nous n’avons eu de cesse de souligner que les personnes qui sont à la tête de ces structures devraient être élues par les citoyens et non désignées par l’Etat via ses représentants au niveau local. Mais la désignation des chefs de fokontany a été avancée, puis suspendue», indique-t-elle. D’après ses explications, l’imbroglio juridique actuel met les chefs de fokontany dans une situation embarrassante. « Les conditions actuelles ne leur permettent pas de faire leur travail convenablement», martèle notre interlocutrice. «Où en est l’organisation des autres élections de proximité, surtout concernant les chefs de fokontany?», a interpellé la SG de l’Observatoire des élections.

Enjeux de la décentralisation du pouvoir

Par ailleurs, le KMF/Cnoe précise l’importance des élections, dont les régionales et les provinciales, en vue d’une décentralisation effective. «Ces deux élections devaient se tenir dès l’année dernière, mais elles ont été jetées aux oubliettes. L’on se demande si le régime essaye de les ignorer», a-t-elle annoncé tout en interpellant le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation. En tout cas, certes, en vertu de la Constitution, les fokontany ne sont que de simples subdivisions administratives. Pourtant, compte tenu des enjeux de la décentralisation du pouvoir pour le développement harmonieux de Madagascar, des observateurs aspirent à ce que toutes les questions sur la décentralisation en général et concernant les fokontany en particulier soient abordées dans le cadre d’un débat national et public.

J.Harisoa

Les commentaires sont fermées.