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Jamais deux sans trois ?

On parle ces derniers temps d’un nouveau limogeage en haut lieu. Cette fois-ci, le vent du changement n’aurait pas épargné l’illustre conseillère spéciale. La deuxième dame du Palais dit-on ! L’éminence grise du parti, celle qui souffle le chaud et le froid.

La série de toilettages en haut lieu se poursuit donc au grand bonheur des bailleurs. Eh oui ! Nos gouvernants ont-ils enfin accepté de se plier aux exigences de la communauté internationale qui fait pression urgente sur le chef de se débarrasser de ses sbires ? Lutte contre la corruption et bonne gouvernance obligent.

Mais force est de s’interroger sur la continuité de ces actions. Où on en est sur l’affaire impliquant une autre conseillère spéciale par exemple ? Et l’autre élu et non moins proche du pouvoir qui devrait faire l’objet d’une convocation ?

On vient d’apprendre que Madame la conseillère aurait une fois encore déserté l’Etablissement hospitalier où elle devrait être soignée. Pourquoi l’ordre d’arrestation à son encontre n’a pas encore été mis en œuvre ?

Et si tout cela n’est que la partie immergée de l’iceberg ? Si ce n’est que pure cinéma, de la poudre aux yeux, histoire de démontrer au monde entier qu’enfin après 50 années d’indépendance, c’est le premier régime actuel qui a enfin osé déclarer ouvertement la guerre à la corruption et à l’impunité ?

En tout cas, si le régime actuel veut vraiment prouver sa bonne foi, qu’il le fasse non sans évoquer l’indépendance de la justice malgache. Car nul n’est censé ignorer qu’il suffit d’un seul coup de fil du chef suprême à ces instances juridiques et le tour est joué.

NR

 

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