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CLAUDINE RAZAIMAMONJY : Nouvelles manigances pour obtenir une liberté provisoire

CLAUDINE RAZAIMAMONJY : Nouvelles manigances pour obtenir une liberté provisoire

Le milieu de la justice semble en effervescence depuis hier. Et pour cause, les rumeurs sur une demande de liberté provisoire faite par dame Claudine Razaimamonjy se font de plus en plus persistantes. Elle semblerait avoir mobilisé son « réseau » au tribunal pour faciliter l’obtention de cette liberté provisoire. Entretemps, sa présence à l’hôpital HJRA fait à nouveau débat, certaines sources indiquent qu’elle serait déjà rentrée à l’hôtel A&C, bien qu’aucune confirmation n’ait pu être obtenue jusqu’à maintenant ….

L’affaire Claudine Razaimamonjy est loin d’être terminée. La conseillère occulte de Hery Rajaonarimampianina est en train de chercher tous les moyens pour ne pas fouler le centre de détention d’Antanimora. Sachant qu’elle ne pourrait pas indéfiniment prétendre être malade pour pouvoir continuer à se réfugier à l’hôpital et que tôt ou tard, elle devra séjourner à la prison d’Antanimora, la richissime femme d’affaires serait en train de préparer une demande de liberté provisoire qu’elle s’apprêterait à déposer sous peu devant la justice. Mais avant cela, elle tâcherait actuellement d’obtenir les faveurs de certains magistrats pour s’assurer cette liberté provisoire. L’existence de ces manœuvres agite le tribunal, on craint surtout l’énorme capacité financière de Claudine Razaimamonjy qui pourrait amadouer. Face à la persistance de ces bruits, des acteurs de la justice tentent de mettre en garde leurs confrères pour ne pas qu’ils tombent dans la tentation des espèces sonnantes et trébuchantes. Un magistrat qui a requis l’anonymat ne cache pas son inquiétude, « dame Claudine Razaimamonjy est capable de tout. Nous avons vu qu’elle a réussi jusque-là à ne pas aller à la prison d’Antanimora, elle pourrait encore une fois réussir à obtenir cette liberté provisoire ». Et par la même occasion, cet homme de loi de rappeler que pourtant, la politique pénale en matière de détournement de deniers publics est sans équivoque, « tous les magistrats le savent, la politique pénale du parquet veut qu’un prévenu, inculpé pour détournements de deniers publics doit être systématiquement placé sous mandat de dépôt sans possibilité de bénéficier d’une liberté provisoire ». La gravité des accusations justifie cette mesure, « la cohérence est à trouver dans les dispositions du code pénal malgache sur ces infractions », a indiqué notre source, l’article 169 du code pénal a effectivement déterminé des sanctions sévères en cas de détournements de deniers publics, « Tout fonctionnaire, tout agent non encadré occupant un emploi normalement dévolu à un fonctionnaire, tout magistrat de l’ordre administratif ou judiciaire, tout officier public ou ministériel, tout fonctionnaire, employé ou agent d’une collectivité locale, tout employé ou agent d’un établissement public qui aura supprimé, détourné ou soustrait des deniers publics ou privés, des effets actifs en tenant lieu, des pièces, titres actes, effets, documents ou tous autres objets mobiliers qui étaient entre ses mains en vertu de ses fonctions ou à l’occasion de l’exercice de celles-ci, sera puni de travaux forcés à temps si les choses supprimées, détournées ou soustraites sont d’une valeur égale ou supérieure à 200 000 Ariary ». Dans l’affaire Claudine Razaimamonjy, les montants détournés s’élèveraient à des milliards et des milliards d’ariary dans le cadre de l’octroi des subventions exceptionnelles de la part de l’Etat central au profit des communes des régions Haute-Matsiatra et Sofia. Les autres alinéas de cet article 169 du code pénal sont encore plus significatifs, « si les valeurs détournées, soustraites ou supprimées, excèdent 40 000 Ariary et sont inférieures à 200 000 Ariary, la peine sera un emprisonnement de 2 à 10 ans. Si ces valeurs n’excèdent pas 40 000 Ariary, la peine sera un emprisonnement de 2 à 5 ans. Si les choses détournées, soustraites ou supprimées sont d’une valeur indéterminée ou ne sont pas évaluables en argent, la peine sera celle des travaux forcés à temps ». Il est vrai que Claudine Razaimamonjy n’occupe pas une fonction publique officielle, mais elle ne peut pas pour autant se dégager de toute responsabilité quant à ces accusations de détournement de deniers publics, le dernier alinéa de cet article du code pénal est tout aussi limpide, « ces dispositions seront applicables à ceux qui, même sans droit ni titre, se seront immiscés dans le maniement des deniers, valeurs ou objets visés à l’alinéa 1 et les auront détournés, soustraits ou supprimés ». Si l’on se réfère à ces dispositions légales, on voit mal comment certains magistrats oseraient octroyer la liberté provisoire à la femme d’affaires proche du régime, même si cette dernière mettrait sur la table de très gros moyens. En tout cas, l’alerte semble être donnée au sein du corps de la magistrature, le Syndicat des Magistrats de Madagascar, dont la détermination à lutter contre l’impunité et pour l’instauration d’un véritable Etat de droit n’est plus à démontrer, devrait suivre de près les manigances dans cette affaire. L’opinion publique, nationale et internationale reste tout aussi attentive…

La Rédaction

Où est Claudine Razaimamonjy ?

Normalement, avec son statut de prévenue placée en détention provisoire, Claudine Razaimamonjy n’est pas autorisée à quitter l’hôpital où elle « suivrait » des soins relatifs à sa « maladie », sauf pour se rendre à la maison d’arrêt d’Antanimora, quand son état est censé s’améliorer. Pourtant, de nouveaux bruits sur son absence de la chambre 126, service « neurochirurgie » de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona à Ampefiloha font ravage. Hier vers 17h de l’après-midi, des employés de l’hôpital ont indiqué l’avoir vue embarquer dans une ambulance pour se rendre à une destination inconnue. Cette ambulance aurait été suivie du véhicule 4X4 noir appartenant à Claudine Razaimamonjy en quittant l’hôpital. Malgré l’insistance de nos journalistes, nous n’avons pas pu confirmer ce départ.

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