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Kidnapping à Ilafy : un Karana enlevé, un policier blessé

Kidnapping à Ilafy : un Karana enlevé, un policier blessé

Le calvaire des opérateurs «Karana» n’est pas près de se terminer. Les kidnappeurs sévissent toujours dans cette communauté et aucune mesure de protection ne semble être à la hauteur pour les faire reculer. Le fils d’un opérateur économique «Karana» vient d’être enlevé en plein jour hier au cours d’un rite religieux.

La présence de son garde du corps et de plusieurs membres de sa communauté n’a eu aucun effet sur la détermination des gangsters à enlever le jeune «Karana» de 26 ans, hier vers 11 heures, à Ilafy, dans le district d’Antananarivo-Avaradrano. Ils étaient au moins une douzaine de malfaiteurs  à faire irruption au cimetière de la communauté à Ilafy où la victime a participé au rituel de recueillement suivant sa tradition religieuse, d’après les renseignements recueillis sur place.

Armés de fusils d’assaut kalachnikov, les bandits ont tiré en l’air pour intimider l’assistance et ce, en présence de deux policiers chargés de la sécurité de la victime, mais qu’ils ont neutralisés en blessant l’un de ces garde du corps par balle. Le jeune homme a été embarqué illico presto dans le véhicule Mazda berline de couleur noire utilisé par les kidnappeurs qui se sont dirigés par la suite vers le village d’Analamahitsy.

Semblant être bien renseignés sur le terrain et le déroulement des actions,  les ravisseurs ont pu régler la scène au millimètre près pour opérer en l’espace de quelques minutes. Alertés, les éléments de la brigade de gendarmerie d’Ankadikely-Ilafy diligentés sur les lieux n’ont pu que lancer des avis pour ériger des barrages sur les routes desservant la localité tout en procédant à des opérations de ratissage dans leur circonscription.

Ras-le-bol

Le 13 mars dernier à Ambatobe, après le rapt d’un jeune lycéen d’origine «Karana» dans la capitale, des parents d’élèves issus de quelques établissements français de la capitale ont manifesté pour dénoncer cet acte abominable et interpeller dans ce sens l’Etat sur les mesures à prendre.

Un opérateur issu de la communauté a d’ailleurs rappelé son ras-le-bol sur l’impuissance de l’Etat face à ces criminels qui imposent leur loi en défiant le pouvoir, hier. «Ce climat d’insécurité qui prévaut décourage les investisseurs de contribuer au développement du pays», a-t-il conclu.

Manou

 

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