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GABEGIE A LA CUA : Lalao Ravalomanana dépense 385 millions d’ariary pour une voiture

GABEGIE A LA CUA : Lalao Ravalomanana dépense 385 millions d’ariary pour une voiture

La mairesse Lalao Ravalomanana met à mal la caisse de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Son dernier caprice concerne l’achat d’un véhicule d’un montant total de 385 millions d’ariary. Une dépense jugée excessive et qui s’est faite sur un coup de tête puisque la première magistrate de la ville n’a même pas pris la peine de consulter les conseillers municipaux. Une décision unilatérale à l’image du flou dans les dépenses communales.  

A la CUA, Lalao Ravalomanana et son équipe dépensent l’argent des contribuables et des administrés à leur guise. Au centre du problème, un véhicule tout-terrain gris de marque Toyota immatriculé ..77 WWT. Cette voiture a déjà servi au clan Ravalomanana pour la propagande des dernières communales mais ce n’est que le 15 février dernier que l’on a appris son acquisition par la Commune. Cependant, durant la session ordinaire pour définir le budget 2017, l’achat de ce véhicule d’un montant de 385 millions d’ariary n’a jamais été évoqué en conseil. De ce fait, l’exécutif prend une décision unilatérale dans l’utilisation de l’argent de la CUA. Un exécutif, qui se plaint souvent de rencontrer des problèmes financiers faute de ne pas recevoir assez de subventions du pouvoir central. Devant cette pure gabegie, la mauvaise gestion au sein de la Commune est révélée au grand jour. Une dépense superficielle qui aurait pourtant dû servir à bien d’autres priorités.

Un manque de transparence

Durant la dernière session ordinaire du conseil municipal, plusieurs zones d’ombre persistent sur la gestion du budget de la CUA. Des irrégularités déjà dénoncées par les conseillers municipaux issus de l’opposition. En effet, l’exécutif ne fait que rapporter un bilan global mais ne donne aucun détail précis sur les dépenses engagées. Un manque de transparence contraire au décret 2014-020 de l’article 80 qui exige un rapport financier dès la première session budgétaire. Parmi les nombreux exemples, on peut citer les sommes allouées à la réhabilitation des différentes infrastructures communales telles que les voix publiques, les ruelles, les trottoirs, les arrêts des transports en commun, les bureaux communaux au niveau des arrondissements, les EPP, les marchés… Dans tous ces projets, ni la nature, ni le montant exact des dépenses n’ont été mentionnés dans le rapport présenté par l’exécutif au niveau de la CUA. Par conséquent, le flou reste total sur les prochaines prévisions budgétaires.

Absence totale de redevabilité et de bonne gouvernance

Toutes les Communes à Madagascar traversent actuellement des difficultés d’ordre financier. Malgré cette réalité, la CUA se paie encore le luxe d’acheter une voiture à plus d’un milliard 500 millions de nos francs. La gestion de la ville des Mille n’est pas une affaire de famille où les parents n’ont pas de compte à rendre aux enfants. Il s’agit avant tout de l’argent des Tananariviens, de ceux qui paient les taxes et impôts communaux. La CUA emboite le pas au régime avec l’absence totale de redevabilité et de bonne gouvernance. Par ailleurs, la CUA doit 250 millions d’ariary à l’imprimerie nationale. Cependant, Lalao Ravalomanana refuse de s’acquitter de cette dette et préfère débourser 385 millions d’ariary pour son confort personnel. Pour la mairesse, cette dette était là bien avant son arrivée à l’Hôtel de ville. Résultat : l’imprimerie nationale réplique en refusant d’imprimer les quittances et les tickets de marché. Un boycott qui compliquerait davantage le système administratif puisque pour une certification ou une légalisation, après paiement des droits, seule une quittance de l’imprimerie nationale rendrait valable les documents. En somme, les irrégularités sont criantes dans la gestion de la CUA. L’intervention de l’Inspection Générale de l’Etat (IGE) est plus que nécessaire pour enfin obliger «Neny» à rendre des…comptes!

La Rédaction

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