Flash
Préc Suiv
Logo Free News

EDITORIAL : Ethique ? Et toc !

Les hommes passent mais leur histoire reste. En août 2015, des éléments sous les ordres de l’ancien CIRGN d’Analamanga avaient fait usage de violences lors de l’arrestation d’un étudiant dénommé Jean-Pierre. Durant cette arrestation, des gendarmes ont tabassé, piétiné cet étudiant avant de lui donné des coups de matraque électrique et s’asseoir sur lui lors de son transport vers un camp militaire. Ces faits, largement diffusés sur les chaînes de télévision privées de la capitale mais également sur les réseaux sociaux, avaient suscité l’indignation de tous et avaient entraîné diverses condamnations de la part des protecteurs des droits humains mais également des représentations étrangères à Madagascar.

Pourtant, Florens Rakotomahanina, malgré toutes les évidences, avait pris la défense de ses éléments. «Cette arrestation a été faite dans le plus total respect des lois et des procédures. Jean Pierre avait résisté et il tenait un bâton dans les mains », avait déclaré cet officier supérieur à l’époque.

Un autre fait à mettre à l’actif de cet ancien commandant de la gendarmerie : l’arrestation également musclée de la députée Lanto Rakotomanga et de son assistante, à Namontana, en 2015. Une arrestation à l’issue de laquelle ces deux femmes ont été littéralement gazées dans leur voiture. « Toutes les procédures ont été respectées », s’est justifié ce Général, fort de l’appui de l’Exécutif, dont le Président de la République qui avait également abondé dans son sens.

Et c’est sans nul doute avec l’assurance que lui conférait ce haut appui qu’il avait ordonné en dépit de toutes les procédures légales – car ses éléments n’avaient présenté aucun document – et en dehors de tout respect des valeurs malgaches – car cela s’est fait en pleine cérémonie d’enterrement – l’arrestation d’Augustin Andriamananoro, ce leader du Mapar dont le seul tort est d’être originaire de Soamahamanina.

Il faut croire que cet officier est un habitué à cette forme d’arrestation car déjà en 2013, ses hommes avaient embarqué Laza Razafiarison, secrétaire général du parti Avotra ho An’ny Firenena, en le traînant sur les trottoirs de l’Avenue de l’Indépendance.

Et c’est cet officier aux manières sulfureuses qui a osé, vendredi dernier, accuser des journalistes de manquer d’éthique. Ahurissant !

Mais comme le dit un dicton grec, «  le bossu ne voit pas la bosse qu’il a dans son dos ».

N. Randria

 

Une réponse à "EDITORIAL : Ethique ? Et toc !"

  1. Rakotoarisoa Maminiaina N  16/05/2017 à 14:38

    Faible ny pitandron’ny filaminanana eto @tsika, ny kely sy izay fantany fa marefo ihany no ataony.Eo ihany koa ny firaisana tsikombakomba @ ratsy.Mirary soa tompoko

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique