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DEBAT SUR L’UTILISATION DE L’ARGENT PUBLIC : Pourquoi les rémunérations des élus et des agents de l’Etat ne sont pas publiées?

DEBAT SUR L’UTILISATION DE L’ARGENT PUBLIC : Pourquoi les rémunérations des élus et des agents de l’Etat ne sont pas publiées?

La transparence dans l’utilisation de l’argent public est un des paramètres de la redevabilité à laquelle sont tenus les dirigeants.

Les émoluments dévolus aux agents de l’Etat ont été parmi les points saillants du débat organisé par l’ONG Transparency International et l’Ecole Nationale d’Administration de Madagascar (Enam) hier à Androhibe. Cette rencontre avait pour thème: la citoyenneté et la transparence sur l’utilisation de l’argent public à Madagascar. «Jusqu’ici, la population ignore tout de la rémunération des agents de l’Etat. Le journal officiel en fournit certaines informations mais la plupart des citoyens n’ont pas la possibilité de les consulter», a déclaré le directeur exécutif de Transparency International (TI), Claude Fanoiza. Lui d’ajouter que la presse écrite révèle également des données y afférentes mais celles-ci sont insuffisantes. « Cette situation justifie l’organisation de débat comme celui-ci… pour plus de transparence dans l’utilisation de l’argent public. On a choisi l’Enam parce que les hauts fonctionnaires sont formés ici» a-t-il expliqué.

Au nom de la transparence

«Il revient à l’Etat d’établir la grille indiciaire de tous ses agents, mais il arrive que certains corps bénéficient d’un régime spécial vu qu’ils ont des syndicats qui pèsent de tout leur poids. C’est le cas, par exemple, des administrateurs civils ou des inspecteurs des impôts», a affirmé le directeur général de l’Enam, Pascal Rabetahina. Il ne s’agit pas, toutefois, de remettre en cause les rémunérations actuelles de ces agents mais de se pencher sur le cas de ceux qui se sentent lésés, a-t-il précisé. Par ailleurs, le numéro un de TI-Madagascar a mis en exergue l’énorme différence entre les chiffres avancés par le ministère de la Fonction publique et par le ministère des Finances et du budget concernant le nombre des agents de l’Etat, respectivement 190 000 et 160 000. En tout cas, ces derniers mois, les acteurs de la vie politique (des associations, des ONG ou des partis politiques) ne cessent de rappeler la redevabilité à laquelle les dirigeants sont tenus. Ce, à travers diverses manifestations telles que les conférences-débats. L’on se demande pourquoi le montant des rémunérations de nos élus et de nos hauts fonctionnaires n’est pas rendu public, alors que la transparence est de mise. En outre, il s’agit de prôner une rémunération équitable. Les députés et les sénateurs sont, par exemple, réputés pour leurs salaires exorbitants.

J.Harisoa

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