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COMMEMORATION DU 13 MAI 1972 : 45 ans après, la lutte pour la liberté continue

COMMEMORATION DU 13 MAI 1972 : 45 ans après, la lutte pour la liberté continue

La dictature serait-elle en marche?

Comme la place de la démocratie à Ambohijatovo, la place du 13 mai, censée être un symbole de la liberté, devient également interdite d’accès. Les acteurs de la vie nationale ne peuvent plus y accomplir librement leur devoir de mémoire en l’honneur du 13 mai 1972.

«Nul ne sait que la date du 13 mai est l’une des meilleures occasions pour les politiciens de se mobiliser. Il n’y aura pas de manifestation de rue, tous les dépôts de gerbes sont réglementés. Tout discours, qu’il soit à caractère politique ou non, est interdit», a déclaré hier, à l’occasion d’une conférence de presse à Ankadilalana, le préfet de police d’Antananarivo, le Gal Angelo Christian Ravelo­narivo. En effet, seules trois manifestations, à savoir le culte organisé par l’association Fanahy no olana à Mahamasina, la célébration du sixième anniversaire de la radio Free FM ainsi qu’un événement sur la place d’Andohalo ont eu l’aval des autorités. «Contrairement aux affirmations de certains médias, la Préfecture n’a pas autorisé la marche annoncée par le «Rodoben’ny Malagasy ho amin’ny Fanorenana Ifotony » (RMTF). Sinon, les leaders de ce mouvement peuvent être poursuivis pour faux et usage de faux », a-t-il expliqué. Pour sa part, le commandant du Groupement de la gendarmerie de la région Analamanga a précisé que près de 600 éléments des forces de l’ordre seront déployés pour le maintien de l’ordre et ce, suite à une demande des autorités publiques via la préfecture de police. «300 éléments seront d’entrée mobilisés sur terrain pour une observation générale et pour le recueil des renseignements nécessaires. D’autres unités, qui seront équipées d’armes à feu, vont se charger du maintien de la sécurité durant les dépôts de gerbes» a-t-il indiqué.

La lutte pour la liberté continue

«On part tout de suite après avoir déposé ses gerbes », a prévenu le commandant de la Circonscription interrégionale de la gendarmerie d’Antananarivo, Florens Rakotomahanina, durant la conférence de presse quelques heures avant la passation de service entre lui et son successeur. «Nous avons reçu des renseignements selon lesquelles certaines personnes vont utiliser des sifflets ou allumer des pneus. Les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre sont prêts à les accueillir. Quiconque tentera de rassembler la foule sera arrêté », a-t-il averti. Ceci dit, 45 ans après, la lutte pour la liberté continue. En effet, le dispositif de sécurité établi par les autorités est plus que jamais renforcé aux environs de la place qui symbolise l’histoire du pays dans le but d’interdire toute manifestation publique. Ceci, malgré le contexte actuel notamment la pauvreté grandissante à cause de la mauvaise gouvernance. On dirait que la dictature est en marche au détriment de la liberté d’expression.

J.Harisoa

Avocat du diable

«Les journalistes qui ont rapporté qu’une convocation et un « Soit-transmis » ont été émis à l’encontre du sénateur Riana Andriamandavy sont des menteurs qui font fi de la déontologie et de l’éthique de ce métier», a avancé hier le Gal Florens Rakotomahanina sur l’affaire de ce parlementaire. D’après ses dires, deux « Soit-transmis » du Procureur général de la Cour d’appel ont été envoyés à la section des recherches criminelles à Fiadanana. «L’enquête relative à l’un de ces deux « Soit-transmis » a déjà été effectuée. Le SMM est censé agir en tant que partie civile et, dans ce cas, toute une procédure est à suivre : après la réception de la plainte en question, il revient à la police judicaire d’auditionner l’accusé et de réunir toutes les preuves avant de procéder à une quelconque arrestation», a-t-il expliqué. Pour les observateurs, cette personnalité se fait l’avocat du diable à travers ses déclarations. En effet, les « Soit-transmis » sont censés donner le feu vert à une enquête préliminaire et à un déferrement.

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