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Surveillance des pêches : le plan d’activité dévoilé à Madagascar

Madagascar a abrité hier une réunion des plus capitales sur la surveillance des  pêches dans le sud-ouest de l’océan Indien.

Entrant dans le cadre du programme Smartfish, financé par l’Union européenne, cette rencontre se penchera sur plusieurs défis à relever comme l’Organisation  de six missions de patrouille conjointe en mer couvrant la quasi-totalité de la zone de coopération, la signature d’un protocole régional d’accord entre les Etats participants au plan régional de surveillance des pêches (PRSP) pour la mise en place d’un mécanisme régional d’échange d’information pêche à des fins de suivi, contrôle et surveillance (SCS) et l’analyse des bénéfices économiques du PRSP.

Ce plan a été dévoilé au cours d’une réunion de l’Unité de coordination régionale (UCR) comprenant les représentants des huit Etats participants au PRSP  qui s’est tenue hier à Antaninarenina.

A noter que cette année marque les dix ans de création et de mise en œuvre du PRSP. Selon les informations reçues, «La zone de coopération du PRSP s’est élargie, passant de 5,5 millions à 6,4 de km2. Les outils de surveillance se sont développés, complétés et modernisés en faisant appel au satellite et en utilisant la base de données web, les données océanographiques sur la piraterie».

Durant cette décennie, 457 navires ont été observés, 92 infractions ont été constatées et 11 déroutements ont été effectués. Les dix années de mise en œuvre du PRSP ont été marquées par 48 missions conjointes de 1200 jours en mer et 994 heures de vols avec 415 embarquements des inspecteurs. Comme contribution à la réussite de cette mission régionale, Madagascar a mobilisé trois patrouilleurs (Telonify, Tendromaso et Antsantsa) et un avion.

Des missions fructueuses

La 48e mission régionale a été axée dans les eaux malgaches, seychelloises et tanzaniennes.  Durant cette mission, 27 bateaux ont été inspectés par la patrouille aérienne. Puis, la 49e mission régionale est actuellement élaborée, mais l’UCR a préféré tenir secret le plan d’activité pour ne pas alerter les pêcheurs qui pratiquent des activités illicites.

Auparavant, Les Comores, La Réunion, Madagascar, Les Seychelles, Maurice ont fait partie de cette UCR, puis en 2014, la Tanzanie, le Mozambique et le Kenya ont fait leur entrée, prenant en compte l’enjeu et l’envergure de ce projet de surveillance des pêches.

«D’autres pays comme l’Afrique du Sud et la Somalie ont récemment manifesté leur volonté d’intégrer le PRSP. Cependant, leur intégration se décide au niveau de l’UCR, conditionnée par certains critères», a fait savoir l’assistante suivi-contrôle et surveillance Smartfish, Fanjanirina Jéromine Kompé.

Il faut rappeler que le PRSP est un mécanisme de lutte contre la pêche illicite, non déclarée, non reportée (INN) de la commission de l’océan Indien (COI). Il repose sur la volonté politique exprimée par les chefs d’Etat de la COI au Sommet d’Antananarivo en 2005. Mais aussi et surtout des engagements précis pris par les ministres des Pêches en 2007.

 «Nous allons demander un autre engagement des ministres d’ici peu», a fait savoir Fanjanirina Jéromine Kompé lors d’une rencontre avec la presse. Des informations ont permis de savoir que cette réunion pourrait éventuellement avoir lieu cette année à Antananarivo.

Nadia

 

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