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Madagascar il y a 100 ans : l’entrée dans le conflit de la République des États-Unis

À l’occasion de l’entrée dans le conflit de la République des États-Unis, les télégrammes suivants ont été échangés entre M. le Gouverneur Général et M. Carter, Consul américain à Tananarive :

Antsirabe, le 6 avril 1917.

« Gouverneur Général à Monsieur Carter, Consul des États-Unis, Tananarive.

« Au nom de la colonie de Madagascar, je vous adresse l’expression de notre joie en apprenant que votre glorieuse Patrie a décidé de se joindre aux Nations qui combattent en commun les ennemis du Droit, de la Justice et de l’Humanité. Des liens d’amitié plus étroits que jamais, uniront désormais les deux Grandes Républiques de l’ancien et du nouveau Continents.

« Garbit. »

Tananarive, le 6 avril 1917.

« Consul américain à Monsieur Garbit, Gouverneur Général, Antsirabe. »

« Je vous remercie au nom de mon gouvernement des sentiments aimables que vous voulez bien m’exprimer de la part de la Colonie et de tous les Français de Madagascar. Je partage votre joie de tout cœur et je suis fier de voir ma Patrie entrer dans la lutte pour la Civilisation, la Justice et la Liberté, aux côtés des Alliés et plus particulièrement de la France, la glorieuse République sœur, notre première et traditionnelle amie.

« Carter. »

Journal officiel de Madagascar et Dépendances

Les conseils de révision

Les conseils de révision en Colonies exclusivement composés de militaires appliquaient les lois sur la matière d’une façon si… fantaisiste et contradictoire qu’on pouvait dire sans se tromper qu’il n’y avait d’autre loi que leur bon plaisir. Pour parer à cet excès de… zèle, le Président de la République, sur proposition de l’amiral Lacaze, a rendu le 15 février 1916 un décret appelant des magistrats à siéger dans les dits conseils de révision, afin d’assurer l’interprétation exacte de la législation.

Le décret ci-dessus est du 15 février 1916. Ce n’est que plus d’un an après, le 15 avril 1917, qu’on s’est aperçu qu’il n’avait pas encore été promulgué dans notre colonie. Mieux vaut tard que jamais.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

 

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