Flash
Préc Suiv
Logo Free News

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION : La Chine fait le ménage à sa manière

La Chine est aujourd’hui reconnue comme étant une puissance mondiale. Cela, après un boom économique suite à une ouverture au marché mondial effectuée dans les années 80. Avec la Corée du Nord, la République populaire de Chine constitue l’un des derniers vestiges du socialisme. Un pays prospère mais dirigé par son président, Xi Jinping, d’une main de fer au point que le peuple chinois lui voue une véritable adoration. Au-delà de ce contraste, la forte croissance économique chinoise ne s’est pas faite par hasard. Elle résulte d’une politique intérieure très stricte, voire dictatoriale où la discipline est le seul mot d’ordre. Etant le pays le plus peuplé au monde, la Chine s’impose tant sur le marché intérieur qu’à l’international. C’est dans cette optique que le régime chinois compte garder son rang dans l’économie mondiale en adoptant des mesures draconiennes et radicales à l’encontre de ses fonctionnaires corrompus. Depuis son accession au pouvoir en 2012, le chef de l’Etat Xi Jinping a lancé une campagne anti-corruption d’envergure. Tout fonctionnaire reconnu coupable de fait de corruption majeur est traduit en justice puis condamné à mort. En aucun cas, il ne s’agira de cautionner la peine capitale puisque Madagascar fait partie des pays ayant ratifié l’abolition de la peine de mort. Toutefois, ces mesures restent dissuasives, et ce, malgré les controverses en matière de droits de l’Homme.

La pendaison!

Si on écarte l’éventuelle application de la peine de mort à Madagascar, quelles sont aujourd’hui les mesures drastiques pour réprimander les «hauts corrompus du pouvoir»? Pendant que la Chine fait le ménage pour se débarrasser de ses fonctionnaires véreux, les tenants du pouvoir malgache coopèrent ensemble et se protègent dans l’impunité. La fuite organisée de Claudine Razaimamonjy est l’exemple même de cette complicité en haut lieu, qui est vue comme une insulte aux yeux de l’opinion publique. D’après les informations recueillies sur la toile, «La Cour populaire suprême et le Parquet populaire suprême chinois ont décidé que la peine de mort sera appliquée aux fonctionnaires ayant reçu un pot-de-vin supérieur à 460.000 dollars (plus de 400.000 euros), annonce lundi l’agence Chine nouvelle.» Autrement dit, si la conseillère occulte du Président avait vécu en Chine, l’Etat l’aurait fait pendre il y a fort longtemps! Idem pour les «amis» et «scribes» proches du couple présidentiel soupçonnés d’acte de corruption à grande échelle. Pour le gouvernement chinois, le message est clair : «La lutte contre la corruption vise, selon les autorités chinoises, à éradiquer les pots-de-vin parmi les officiels du pays… Des enquêtes criminelles ont été intentées à l’encontre de plusieurs fonctionnaires de haut rang et top-managers des compagnies d’Etat». En tout cas, l’Etat chinois ne compte faire aucune exception pour toute forme de corruption qui affaiblirait son parti. « La lutte doit être menée tant contre les mouches (petits concussionnaires) que contre les tigres (hauts fonctionnaires corrompus) », a déclaré le Président chinois Xi Jinping.

La Rédaction




Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique