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EDITORIAL : Demain n’est pas loin !

S’il y a quelques-uns qui se réjouissent de cette affaire Claudine Razaimamonjy, ce sont sans doute les policiers de la FIP de Mahajanga qui ont incendié quelques villages de la Commune d’Antsakabary. En effet, leur affaire n’est plus à la Une, comme on dit, et personne n’en parle même plus car le débat actuel tourne autour de cette égérie du président de la République.

Pour autant, ces deux affaires ont de nombreux points communs et la première est sans doute cette impunité dont jouissent les concernés. Que ce soit Claudine Razaimamonjy ou les 42 éléments de la FIP de Mahajanga, ces incriminés bénéficient de hautes protections et d’une complicité, voire d’un corporatisme. Si la complicité des membres du gouvernement et de quelques hautes personnalités du régime est flagrante pour l’affaire Claudine, elle l’est également pour les policiers étant donné la lenteur dans le processus et les conclusions des investigations.

Quant au corporatisme qui est évident et habituel pour le cas des policiers pyromanes, il est quelque peu voilé dans l’affaire Claudine. En effet, nul n’ose s’annoncer ouvertement comme faisant partie de ce « corps de métier » des filous ou autres aigrefins dont fait partie cette inculpée. Néanmoins, ce corporatisme apparaît sous diverses formes. Ainsi, il y a eu cette intervention du ministre de la Justice qui n’a pas hésité à convoquer les journalistes en pleine nuit pour claironner son soutien à Claudine R. sous prétexte d’une prétendue violation du droit à la défense. La solidarité agissante des ténors du HVM est aussi à mettre dans le même panier de ce corporatisme voilé.

Finalement, on n’attend plus qu’une déclaration du président de la République pour que la coupe soit pleine. Et cela malgré le fait que son silence dans cette affaire qui concerne l’une de ses proches, de son entourage direct, peut également être interprété comme une manière de soutenir cette inculpée actuellement en fuite. Tout comme l’inertie du premier ministre et de son équipe gouvernementale alors que des membres de la Communauté internationale les pressent à réagir.

Quoi qu’il en soit, que ce soit l’affaire d’Antsakabary ou celle concernant Claudine Razaimamonjy, la population n’est pas près de les oublier. Et si cette dernière fait preuve de patience en attendant leur aboutissement, il arrivera inévitablement le moment où elle les rappellera aux responsables étatiques actuels. Comme disent les jeunes et les moins jeunes, « demain (2018) n’est pas loin ».

N. Randria

 

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