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CREM : pour une nouvelle politique économique

Le Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (Crem) a affiché une projection, devant la presse, hier, selon laquelle, seule 0,2% de la population sera considérée comme aisée d’ici une dizaine d’années si la situation actuelle persiste.

La pauvreté fait partie intégrante du paysage malgache. 83% des quelque 25 millions de Malgaches sont considérés comme pauvres contre 73% il y a moins d’une décennie. Selon le Crem, la corruption a toujours existé, le népotisme demeure et s’enracine, les trafics illicites, le blanchiment d’argent, et la liste n’est pas exhaustive, continuent et deviennent des institutions à part entière. «Une situation qui n’a pas manqué d’entrainer des pertes financières, allant de 21 à 35 milliards de dollars pour Madagascar», comme l’a expliqué Hugues Rajaonson, membre du Crem.

«Nous demandons donc à ce que tous les politiques, tous les élus et tous les responsables des administrations responsables de l’attribution des marchés publics, responsables des nominations aux hauts postes de responsabilité, responsables des examens nationaux et concours administratifs, depuis 1976 à ce jour,  fassent l’objet d’enquête sur les enrichissements, la corruption et le népotisme avant que toute tentative de processus de réconciliation nationale soit entamée», a déclaré ainsi le Crem.

Les membres du Crem avancent comme solution l’élaboration d’une nouvelle politique économique pour Madagascar. Cet économiste a tenu à rappeler un constat que les économistes du monde entier s’accordent à dire : le problème de sous-développement ne relève pas du problème de capitaux ni de matériels ni technologique mais plutôt du problème institutionnel.

Arh.

 




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