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SMM sur l’affaire Claudine R. : le ministre de la Justice dans le collimateur

L’étau se resserre au sein de la magistrature. Alors qu’une Assemblée générale extraordinaire se prépare, la démission du ministre de la Justice pourrait être réclamée.

Le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) a débuté l’année avec la tenue d’une session extraordinaire dont une des résolutions prises est la lutte contre la corruption. L’affaire Claudine Razaimamonjy aura ainsi été un premier test grandeur nature. Le SMM n’avait cessé de mettre en garde dès le début quant à l’issue du procès. Et il a vu juste car la femme d’affaires a bénéficié d’une évacuation sanitaire, qualifiée d’évasion organisée par les magistrats. Une autre Assemblée générale extraordinaire se tiendra demain à Anosy et des bruits courent qu’une des revendications des magistrats serait cette fois la démission du ministre de la Justice, une des personnalités soupçonnées d’avoir aidé la conseillère de la présidence à s’évader. Depuis le début de l’affaire, le SMM n’a cessé de fustiger le ministre quant à l’indépendance du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco). Une indépendance qui ne semble pas avoir été respectée par le ministre vu ses déclarations concernant la fin de la garde à vue de Claudine Razaimamonjy. Néanmoins, l’Assemblée générale de demain devrait être axée en général sur le bon déroulement des activités des magistrats.

D’autre part, le syndicat aurait également reçu la somme de cent millions d’ariary des Etats-Unis pour lutter contre la multiplication des vindictes populaires dans le pays. En effet, plusieurs cas de justice populaire ont été recensés depuis le début de l’année. La reprise de la confiance du peuple en la Justice figure également parmi l’une des résolutions non seulement des magistrats, mais également

des avocats. A voir leurs réactions, les magistrats semblent déterminés à poursuivre leur objectif.

Rakoto

 




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