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Attaque contre la communauté internationale : l’Etat se cache derrière une présumée ingérence

Malgré les déclarations de la communauté internationale, l’Etat ne semble pas vouloir réellement réagir. Jusqu’ici, aucune mesure concrète de sa part n’a été constatée et il préfère accuser la communauté internationale d’ingérence.

La France et les Etats-Unis se sont exprimés la semaine dernière sur l’affaire Claudine Razaimamonjy. Ces derniers requièrent en effet la poursuite du procès et par conséquent le retour de cette femme d’affaires au pays. De son côté, l’Etat ne fléchit pas, au contraire. Ce dernier semble vouloir contourner les recommandations tout en qualifiant les déclarations de ces pays d’ingérence dans les affaires du pays, notamment de la Justice. Le régime arrive même à évoquer une menace pour la stabilité politique. Dans les médias, notamment ceux contrôlés par les dirigeants, on parle de déstabilisation de la communauté internationale comme elle a l’habitude de faire, et bien d’autres termes qualifiant cette dernière de manipulatrice.

L’Etat véhicule ainsi toute sorte de rumeur pour discréditer la communauté internationale concernant cette affaire. Pendant ce temps, toujours aucune nouvelle de Claudine Razaimamonjy. Il semblerait même qu’aucune demande d’extradition n’a encore été faite auprès du gouvernement mauricien malgré ses appels.

Dans tous les cas, ces accusations semblent péremptoires pour ne pas dire gratuites. La communauté internationale, particulièrement la France et les Etats-Unis, a toujours appuyé la lutte contre la corruption. Les Etats-Unis se sont d’ailleurs exprimés sérieusement concernant le cas de Bekasy, relaxé après avoir été soupçonné de trafic de bois de rose. Le fait de soutenir le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) et le Syndicat des magistrats (SMM) ne peut en aucun cas être qualifié d’ingérence d’autant plus qu’il s’agit d’une affaire de corruption de haut niveau.

En effet, les Etats-Unis ont rencontré successivement le SMM et le Bianco pour affirmer leur soutien. Par ailleurs, certains constatent deux poids deux mesures pour le cas du directeur de cabinet du ministère de la Communication Nivo Ratiarison, qui écope de 5 ans de travaux forcés pour un détournement de 400 millions d’ariary, alors que Claudine Razaimamonjy, accusée de détournement de centaines de millions d’ariary semble bénéficier du soutien de l’Etat.

Rakoto

 




Une réponse à "Attaque contre la communauté internationale : l’Etat se cache derrière une présumée ingérence"

  1. Botabota  19/04/2017 à 10:40

    On dit toujours, que les communautés internationales, n’ont aucune leçon à donner aux malgaches, si leurs remarques ou leurs critiques font mal à nos dirigeants, mais quoi qu’il en soit, face à l’inaction et le mutisme de nos dirigeants, les bailleurs de fonds par la voie de certaines nations ne peuvent pas faire des bras croisés, face l’absurdité de nos dirigeants.

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