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CAISSE VIDE : Les taxis ville dans la ligne de mire de la CUA

CAISSE VIDE : Les taxis ville dans la ligne de mire de la CUA

Les taximen dénoncent la décision unilatérale de la CUA.

Les chauffeurs de taxis ville grognent suite aux mesures prises récemment par la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA). Les droits exigés aux taximen opérant dans la capitale ont presque enregistré une hausse de plus de 100%.

Les droits trimestriels exigés aux taxis opérant dans la capitale ont presque enregistré une hausse de plus de 100%. «L’exécutif de la commune n’a pas daigné nous consulter avant de prendre de telles mesures » a indiqué récemment la présidente de l’association des taximen, Clémence Raharinirina. En effet, le droit de stationnement est passé de 7 020 ariary à 20 000 ariary. Le droit perçu sur la pulvérisation de DTT prescrite en raison de norme sanitaire est actuellement devenu 15 000 ariary contre 2 000 ariary auparavant. « Pour ce droit, le comble c’est que le paiement n’est qu’une formalité puisqu’en fait, il n’y a aucune pulvérisation effectuée depuis la prise de fonction de l’actuelle mairesse de la capitale », a expliqué un chauffeur. Le nouveau droit de contre visite qui est de 5000 ariary n’arrange pas, également les taximen. Par ailleurs, la nouvelle lanterne suscite des polémiques. « Si on nous a promis seulement le paiement de 4 000 ariary pour l’obtention de la lanterne et le paiement d’une allocation trimestrielle de 10 000 ariary pour les publicités sur cet outil, nos collègues qui ont déjà reçu leur lanterne ont démenti cette affirmation » a fustigé notre interlocuteur. D’après toujours les explications, les chauffeurs sont tenus de signer un engagement sur le paiement d’une somme de 300 000 ariary en cas de casse ou perte de la lanterne. Pourtant, cette lanterne n’est pas pratique vu sa taille, avec une longueur de 90 cm et une largeur de 30 à 40 cm, explique t- on. En outre, certaines normes exigées par la CUA aux taxis ville ne font pas l’unanimité. « La contre visite à Antsakaviro est de plus en plus compliquée avec le système actuel. Or, on est dans un pays pauvre. De plus, la situation ne fait que favoriser les pratiques de corruption avec les personnes chargées d’effectuer les visites. Il est devenue monnaie courante de payer un pot de vin entre 5 000 ariary ou 10 000 ariary pour ne pas avoir d’ennuis à cause d’une moindre anomalie» témoigne les chauffeurs.

En stand by

Aux dernières nouvelles, une rencontre entre l’exécutif de la commune et l’association des taxis a démarré hier à l’hôtel de ville. Certains points tels que la suspension de l’application du nouveau droit de stationnement ont été décidés. En tout cas, les attitudes des dirigeants de la CUA prouvent qu’effectivement, la caisse de la municipalité reste vide. D’ailleurs, seuls 20% des contribuables de la ville ont payé leurs impôts pour l’année 2015-2016, explique-t-on. Or, le fonctionnement des Ecoles primaires publiques de la capitale ou des centre de santé de base niveau II et tant d’autres missions dépendent du taux de recouvrement fiscal. En vérité, la magie de l’ex président, Marc Ravalomanana devenu conseiller spécial de la mairesse selon laquelle « il suffit de siffler les bailleurs pour qu’ils affluent » n’opèrent toujours pas. Et les impacts de la valse d’ambassadeurs, des visites de diverses personnalités à l’hôtel de ville et surtout, les voyages à l’extérieur des dirigeants, dont le dernier en date était en Europe, ne sont pas encore ressentis. Et l’équipe de la mairesse, Lalao Ravalomanana n’a le choix que faire pression sur certaines catégories de contribuables comme les chauffeurs de taxi ville. Tout compte fait, faute de financement nécessaire, le développement de la ville est en stand by.

J.Harisoa

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