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La photographie au 20e siècle : un élément de distinction sociale

La «Rencontre avec un chercheur», un événement périodique à l’IFM Analakely, a eu l’honneur d’accueillir, samedi dernier à l’occasion d’une conférence portant sur «Les usages sociaux de la photographie à Antananarivo du milieu XIXe au milieu XXe», la présidente de l’association Musée de la photographie de Madagascar, le Pr. Helihanta Rajaonarison.

C’était une véritable invitation au voyage vers la fin de l’époque  royale et au temps de la colonisation que le Musée de la photographie de Madagascar à proposé aux passionnés de la photographie. Les Malgaches ont pu se faire photographier au 20e siècle malgré que poser devant un appareil photo  n’était pas réservé à tout le monde, à en croire les recherches entreprises par le Pr. Helihanta Rajaonarison, «La photographie a été un élément de distinction sociale. Raison pour laquelle les familles de rang social élevé et les souverains  sont les seuls à avoir le privilège de poser devant l’objectif».

Dans l’objectif de Ramilijaona

S’il y a un nom ou plus précisément un photographe qui a en quelque sorte révolutionné la photographie au pays, on note tout particulièrement Ramilijaona (1887-1948). Il a immortalisé les installations ferroviaires de Tananarive, en particulier la construction de la gare en 1909. Pour dire que Ramilijaona a marqué d’une pierre blanche l’histoire de la photographie à Madagascar. Il faut reconnaître qu’être photographe n’était pas donné à tout le monde, mais à l’orée des années 30, il disposait déjà d’un studio professionnel.

«Dans une époque où la photographie en noir et blanc a connu son heure de gloire, le jeune photographe qu’il était, a mis au point une ingénieuse technique de colorer ses photos avec un pétale de fleur», a souligné Helianta Rajaonarison.

La séance a été clôturée par une présentation de diaporama d’anciennes photographies privées et inédites comme celles du prince Ratsimamanga, du premier ministre Rainilaiarivony ou encore de  l’illustre Rainandriamampandry sur lesquelles les objets de décoration étaient presque tous  identiques, balustrades, tapis et chaises ornées. «Il faut savoir que la chaise, comme d’autre série de meubles, a été introduite  à Madagascar en ce temps-là. Avoir ces objets de décoration était en quelque sorte une forme de réussite sociale», a-t-elle expliqué.

Joachin Michaël

 

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