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Justice et châtiment

Justice et châtiment

Plus l’Etat joue la montre à propos d’Antsakabary, plus l’opinion publique s’interroge et demande des comptes.  Où en est l’enquête mixte menée par l’Exécutif ? C’est là toute la question maintenant. Le limogeage de l’ancien ministre a été une étape inéluctable et le fait de le remplacer sur-le-champ témoigne en quelque sorte une volonté de l’Etat de vouloir prendre les choses en main. Seulement, malgré l’attente de plusieurs familles victimes de cet incendie criminel et les réclamations des politiques et des sociétés civiles, on se contente pour l’heure de dire que les auteurs et les coupables seront sévèrement punis.

A entendre le rapport de  la commission nationale indépendante pour les droits de l’homme (CNIDH) qui s’est déplacée à Antsakabary, plusieurs cas de violations des droits de l’homme ont été constatés. Il a même été rapporté que les policiers ont été pointés du doigt selon les témoignages concordants.  Sans attendre les résultats de l’enquête de l’Etat, la CNIDH a même interpellé les autorités d’appliquer la loi à l’endroit de toute personne jugée coupable de violation des droits de l’homme.

Sous cette optique, le dénouement de l’affaire Antsakabary est encore loin de son générique de la fin. Il appartient maintenant à l’Exécutif de jouer le dernier acte car du côté de la CNIDH, elle a parfaitement assumé son rôle et a dit tout haut ce que certains partisans du régime pensent tout bas. Nul n’est au-dessus de la loi et les pouvoirs publics doivent servir de référence relative au respect du droit car l’impunité constitue non seulement un déni de justice, mais également un autre cas de violation des droits de l’homme.

JR.

 

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