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Jirama : réduire les pertes non techniques

La compagnie d’eau et d’électricité ambitionne de réduire les pertes non techniques dans ses productions.

La présentation des 34 contrôleurs-verbalisateurs, en tant qu’officiers de police judiciaire (OPJ), ainsi que la prestation de serment de 230 releveurs et agents de recouvrement de la Jirama se sont tenues samedi dernier. Ces agents sont tous issus du personnel de la Jirama et se sont engagés à effectuer leur mission comme il se doit.

«Cette étape constitue une grande première pour la Jirama et marque un grand pas vers le redressement de la société d’Etat. L’objectif est de réduire les pertes non techniques liées aux vols d’eau et d’électricité», a déclaré à cette occasion Lantoniaina Rasoloelison, administrateur délégué de la Jirama avant d’ajouter que «Le changement se conjugue avec l’engagement et nous sommes pleinement conscients que le capital humain est le principal appareil productif de la Jirama (…). Stopper les hémorragies de la Jirama est un dispositif qui s’inscrit dans le temps et dans l’espace et doit avant tout être mené de l’intérieur». Pour ce dirigeant de la société, «La corruption n’est pas admise».

Hormis les pannes techniques causant des gaps énormes dans l’approvisionnement en électricité et en eau dans le pays, les dirigeants de la Jirama dénoncent notamment les vols d’eau, d’électricité, ainsi que des matériels jusqu’au point de qualifier ces actes de «sabotages».

L’on apprend néanmoins que les travaux divers suite aux dégâts laissés par le passage du cyclone Enawo se poursuivent.

Quid des approvisionnements ?

Par ailleurs, concernant l’approvisionnement en eau de la capitale, l’administrateur délégué a mentionné que la Jirama commence à faire le raccordement entre les réseaux existants et entamera bientôt l’essai au niveau de la nouvelle station de Mandroseza, d’où les coupures dans certains quartiers la semaine dernière. La station d’Ankadivoribe ne sera opérationnelle que vers le second semestre de l’année.

4.000 demandes de nouveau branchement en eau sont en attente actuellement dans tout Madagascar et moins de 24.000 pour l’électricité. Une réunion technique devrait se tenir prochainement pour étudier comment traiter ces demandes.

Le général Herilanto Raveloharison, ministre par intérim de l’Energie et des hydrocarbures a noté au passage que la Jirama fait partie des thèmes discutés avec la délégation du FMI, actuellement dans nos murs. Davantage de précisions seront apportées à l’issue de cette mission.

Arh.

 

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