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Le sacre d’Ahmad

Le sacre d’Ahmad

Tout au début du match annoncé comme inédit, personne n’a vraiment cru à la victoire sans appel d’Ahmad. Les férus de la discipline, surtout ses détracteurs ont même avancé que le président de la fédération malgache du foot n’avait aucune chance face à un adversaire de taille et aguerri comme le Camerounais Issa Hayatou. D’ailleurs, ce dernier, inamovible  à la tête de la Confédération africaine de foot depuis 1988 n’avait pas l’intention de céder sa place si facilement en usant de tous ses moyens pour mettre des bâtons dans les roues d’Ahmad qui,  à titre de rappel, est un candidat proposé et soutenu par Cosafa. Même le monde footballistique mondial affichait son scepticisme vu que le trafic d’influence ainsi que le lobbying en faveur d’Issa Hayatou pesaient de tous leur poids dans cette affiche.

Mais à l’issue du scrutin à suspense en présence du président de la Fifa, Gianni Infantino, Ahmad a créé la surprise et mis fin au règne de Hayatou. « Il était temps pour lui de se retirer », a souligné le vice-président de la fédération ghanéenne à l’issue de l’élection.

Malgré donc les polémiques autour des deux protagonistes, autant constater que les présidents des fédérations de football africain ont enfin opté pour l’alternance et le changement. Comme il est également temps pour la Caf et le ballon rond du continent de rectifier leur tir au nom du développement du foot africain. Des tâches et des missions de taille qui incombent ainsi à Ahmad durant ses quatre ans de mandat.

Après des années à la tête de la fédération malgache, Ahmad gravit ainsi les échelons et sort en même temps par la grande porte. Un nouvel air commence ainsi pour lui et pour le foot africain qui espérons-le, apportera une bouffée d’oxygène au foot malgache, sans cesse en quête de gloire, d’exploit et de sacre. Pour dire que ce sacre d’Ahmad constitue avant tout une grande victoire pour le foot malgache.

JR.

 

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