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CUA – Exécutif : le fossé se creuse

Le torchon brûle entre l’Exécutif et la Commune urbaine d’Antananarivo. Aucune communication ou information officielle n’a filtré jusqu’à présent mais les litiges survenus entre les deux entités ont considérablement envenimé leurs rapports, à un tel point que les observateurs pressentent que le pouvoir central ira jusqu’à installer un PDS à la tête de la CUA…

Des signes qui ne trompent pas. Rien ne va plus entre le pouvoir exécutif et les responsables de la Commune urbaine d’Antananarivo. Les habitants de la capitale qui sont venus récemment se faire délivrer des actes administratifs tels que certificat de résidence auront sans nul doute remarqué que ni le logo, ni même le nom de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) ne figure plus sur l’entête de ces documents dans certains fokontany. Et ce, contrairement au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, à la direction provinciale de l’Intérieur et de la décentralisation, ainsi qu’aux préfectures de police, district et fokontany concernés.

Autre fait notable également, le drapeau de la Commune urbaine d’Antananarivo ne flotte plus aux côtés du drapeau national sur la devanture de certains bureaux de fokontany car il a tout simplement été enlevé.

D’après une source auprès du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, «Cela n’a rien de surprenant». Et d’expliquer que l’apposition du logo de la commune sur les documents administratifs des fokontany n’est plus obligatoire depuis la promulgation du décret 2009-890 du 2 juillet 2009. En fait, ce texte régit les organisations, le fonctionnement et les attributions des fokontany.

«Ce décret précise que les fokontany sont des circonscriptions administratives déconcentrées et n’ont plus rien à voir avec les communes», a précisé notre source en soulignant pourtant qu’aucun ordre allant dans ce sens n’ait été donné.

Une étape de plus

Des bruits circulent pourtant que les chefs de fokontany ont été réunis vers la fin de la semaine dernière justement pour leur informer de cette décision. Il faut noter que l’article 152 de la Constitution de la Ive République stipule que «Le Fokonolona, organisé en fokontany au sein des communes, est la base du développement et de la cohésion socio-culturelle et environnementale. Les responsables des fokontany participent à l’élaboration du programme de développement de leur commune».

Actuellement, la mise en œuvre de cette mesure auprès des fokontany n’est pas fortuite d’après certains observateurs vu ce qui se passe entre la CUA et le M2pate. Cela pour ne citer que le cas du terrain à Antaninarenina, la construction d’une bibliothèque à Antanimbarinandriana et surtout le blocage des travaux à Andohatapenaka.

A tort ou à raison, les observateurs estiment qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une étape de plus dans la guerre entre la CUA et l’exécutif. A cette allure, la mise en place d’une délégation spéciale ne serait pas à écarter.

Rakoto

 




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