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Communication fictive et indifférence déguisée

A l’heure de l’informatisation de toutes les activités administratives du plus bas de l’échelle jusqu’au sommet de la hiérarchie, la communication n’est pas aussi fluide qu’elle laisse paraître. Tous les bureaux au sein des services publics sont équipés de plusieurs ordinateurs et de matériel informatique mais les fonctionnaires peinent à assurer leur mission. A l’heure actuelle, les départements, les institutions, les organisations gouvernementales ou non, les associations, les fédérations,…disposent d’un site d’informations ou d’une page spéciale sur les réseaux sociaux.

Cependant, les informations publiées ne sont pas mises à jour et la plupart sont même erronées par rapport à l’évolution d’une situation donnée. Bien des journalistes ont déjà évoqué ce sujet à maintes reprises, mais cela ne semble préoccuper personne. Du coup, beaucoup se versent dans le bain épineux des réseux sociaux et se fient aveuglement à de vraies-fausses nouvelles quitte à fouler au sol l’éthique et la déontologie du métier.

Vu sous cet angle, les sites officiels ne seraient plus vus comme des « sources dignes de foi » comme l’on se plaise à glisser dans les colonnes. Et les responsables semblent indifférents face à ces critiques, amenant certains à penser qu’il y a anguille sous roche. Une hypothèse à ne pas écarter au train où vont les choses. Comme l’a dit Albert Camus, « Tout refus de communiquer est une tentative de communication ». Ils n’ont pas l’intention d’apprendre les gens à lire à travers les lignes mais de les obliger à admettre que toute vérité n’est pas bonne à dire et qu’ils sont condamnés à rester dans le doute sur des sujets embarrassants. A titre d’exemple, on ne trouvera point des résultats d’enquête sur des dossiers chauds sur les sites des responsables. Sinon, on y voit des articles de presse qui n’ont rien à voir avec le sujet à la place.

Rojo N.

 




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