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Chantage électoral !

La société civile a déjà martelé à maintes reprises que la fin du mandat du président actuel devra annoncer la tenue d’une nouvelle élection. Et pas question de reporter les scrutins. Comme l’idée d’un coup d’Etat ou d’une révolution  populaire ne fait pas  l’unanimité au niveau des opposants, dont certains exigent  purement et simplement la démission du chef de l’Etat, sa renonciation à un second mandat, il est donc tout à fait logique et démocratique que le régime actuel s’attelle dès maintenant à la préparation de la présidentielle.

Fin de mandat oblige, d’autant  que dans les sphères politiques, chaque parti commence déjà à affûter ses armes et prêt à en découdre dans les urnes le moment venu.  Mais plus ce verdict populaire approche, plus une certaine fuite en avant du régime se fait constater. En fait, l’opinion publique a comme une impression que l’Exécutif cherche un moyen de jouer en sa faveur cette consultation populaire, quitte à faire illusion à un éventuel report et d’imposer indirectement au préalable des conditions électives insensées sur le profil des candidats autorisés à se présenter.

Maintenant, le régime donne dans le chantage électoral. L’objectif premier serait d’empêcher les candidats de taille à remporter l’élection dès le premier tour. Mais à peine le concept ni…ni est évoqué que les contestations et indignations fusent de partout. A l’unisson, aussi bien du côté de la société civile que des partis politiques, le ton monte et dénonce cette magouille politique.

Alors si l’option ni…ni risque fort de ne pas avoir voix au chapitre, en ne laissant pas ainsi le champ libre au régime de gagner à sa façon la présidentielle, on véhicule maintenant un possible report des scrutins…

JR.

 




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