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De nouveau menacé de destitution : Honoré Rakotomanana riposte

Des rumeurs de plus en plus persistantes font état d’un plan de destitution de l’actuel locataire du Senat. Cette fois encore, les membres du bureau permanent eux-mêmes semblent être à l’origine de cette tentative. Une rumeur que le numéro un du Sénat a qualifié de déstabilisation politique.

Le président du Sénat Honoré Rakotomanana risque une fois de plus de perdre son siège si les rumeurs sont fondées. D’après lui, des membres de son entourage, notamment les membres du bureau permanent eux-mêmes souhaiteraient le voir déchu de son poste.

Si lors de la première tentative, la transparence budgétaire était soulevée, cette fois, Honoré Rakotomanana dénonce une tentative de déstabilisation politique bien que les mêmes raisons soient toujours évoquées. Face à cette situation, Honoré Rakotomanana a tenu à éclaircir certains points à travers un communiqué hier.

 «Les informations concernant la gestion au sein du Sénat, amplifiées par voie de presse, cachent des objectifs politiques visant à fragiliser cette institution et par ricochet, la stabilité politique à Madagascar en cette période difficile», a indiqué le communiqué. Un communiqué qui, notons-le, n’est pas passé par le service de communication du Sénat, mais émane directement du cabinet de la présidence du Sénat. Par conséquent, il n’a été relayé que par une chaîne privée de la capitale.

Honoré Rakotomanana ne cèdera pas

«Le président du Sénat reste vigilant et tient à rassurer l’opinion publique qu’en tant que chef d’institution de la République, il a le devoir de ne céder ni aux pressions morales ni aux tentatives de manipulation de l’opinion publique», poursuit le communiqué. Cela pour dire qu’Honoré Rakotomanana entend poursuivre sa mission et ne pas céder aux pressions internes ou externes,  «Afin de protéger la stabilité des institutions républicaines et la paix sociale».

Pour rappel, la première tentative de destitution du président du Sénat date du mois d’octobre dernier. En ce temps-là, Honoré Rakotomanana a été accusé par ses pairs de ne pas mettre en œuvre la politique de transparence dans la gestion du budget de l’institution. Certains ont même fait obstacle à l’augmentation faramineuse des fonds spéciaux du président du Sénat pour cette année, soit de 20 millions d’ariary pour atteindre presque 1 milliard d’ariary.

Notons que la destitution du président du Sénat nécessite la majorité des 2/3 des voix des sénateurs d’après le règlement intérieur du Sénat. Après quoi, il appartient à la Haute cour constitutionnelle (HCC) de statuer sur la conformité des procès-verbaux.

Rakoto

 




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